An-Nasr Vendredi #115 (Journée internationale de la femme : le combat de la musulmane contre la dépravation des moeurs)

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Title
An-Nasr Vendredi #115 (Journée internationale de la femme : le combat de la musulmane contre la dépravation des moeurs)
Creator
Sidibé
An-Nasr Vendredi
Date
10 February 2006
issue
115
Rights
In Copyright - Educational Use Permitted
Language
Français
Contributor
Frédérick Madore
Wikidata QID
Q116190619
extracted text
lorsque vient le secours d'Allah a in si que la v ic to ir e , célèbre las louanges de ton Seigneur et ioplore «on pardon

e 08 mars,
journée
in­
ternationale
de la femme,
est devenu désormais un
moment privilégié pour cet­
te dernière de poser ses
problèmes et de revendiquer
des droits pour l’améliora­
tion de ses conditions de
vie. Tout comme le 17 octo­
bre
2005,
journée in­
ternationale
pour l’élimi­
nation de la
pauvreté,
lors de la­
quelle les femmes avaient
manifesté leur adhésion à la
charte mondiale des fem­
mes pour l’humanité et à
ses valeurs (égalité, liberté,
justice, paix et solidarité), le
08 mars est une autre occa­
sion qui leur est offerte de
se pencher sur leur condi -

tion de femme.
Ainsi,
on
observe
qu’elles expriment de nom­
breuses revendications qui,
malheureusement ne pren­
nent pas suffisamment en
compte une des dimensions
essentielles de la condition
féminine : le respect même
de la femme. En effet, elle
constitue de nos jours,
dans
de
nombreux
pays,
un
produit pu­
blicitaire et
un
simple
objet
de
plaisir, évoluant dans un
monde sauvage qui s’éloi­
gne davantage chaque jour
de la morale et de l’éthique.
C’est un monde où le bien
est devenu un vice et le mal
une valeur. C’est simple­
ment un monde dépravé et
pervers.

An-nasr vendredi nTÎ5 du 03 Mare 2 0 0 6 ........

Prix 50 f cfa

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}

Les musulmans, dans
ce contexte, sont confrontés
à de multiples défis dont ce­
lui du combat contre l’injus­
tice, l’ignorance, les mala­
dies, la corruption, la dicta­
ture, le viol des droits de
l’homme,.... Comment donc
changer
situation
cette
chaotique ? Plus spécifique­
ment, en cette veille de la
08
du
commémoration
mars, quel peut être le rôle
la sœur aeembiste dans le
rétablissement d’une société
respectueuse des valeurs
morales ? Ou plus générale­
ment, quelle femme musul­
mane pour quelle société
moderne ?
En rappel, l’Islam évo­
que la question de la femme
i en prenant en compte toutes
les étapes de son existen­
ce et les dimensions de sa
nature : fille, épouse, mère
ou tout simplement membre
de la société. D’ailleurs, l'I­
slam s’est toujours penché
sur les conditions féminines.
Et certains des droits reven­
diqués par les féministes
sont déjà reconnus par l’i­
slam: droit à l’instruction, à
la liberté d’expression, au

choix du futur conjoint, etc.
Mais c’est dans le souci de
tenir compte du principe de
c o m p lé m e n ta r ité
entre
l’homme et la femme, que
l’Islam a procédé à une ré­
partition des rôles en fonc­
tion des dispositions natu­
relles de chacun.
Mais, il faut reconnaî­
tre que l’image de la femme
gagnerait à être réhabilitée
dans certaines sociétés dites
musulmanes, tellement les
comportements sont loin de
la réalité des enseignements
du coran et de la sunna et
les abus de plus en plus
croissants. Pour ce faire il
faut combattre les idées pré­
conçues, les clichés et les
stéréotypes (le plus souvent
liés à des considérations
culturelles, traditionnelles,
coutumières... attribuées à
tord à l’islam) sur la femme,
dans l'esprit de chaque musulman. C’est à cette condi­
tion que cette dernière pour­
ra jouir de ses droits et rem­
plir entièrement ses devoirs.
Il faut rappeler aux musul­
mans ses propos du saint
prophète Muhammad (PSL) :
« Les fem m es ne sont que


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les sœurs des hommes ».
Ainsi, l'Islam n’inter­
dit pas à la femme d’avoir
des droits, de s’épanouir...
Seulement, il ne laisse pas
la place au libertinage, au
dévergondage à la nudité...
Autrement dit, l'Islam pré­
serve et protège la dignité de
la femme. Son essence étant
la morale et la bonté, ses
moyens seront l’éducation
selon un modèle parfait. Se­
lon le bimestriel sénégalais
« L ’Étudiant Musulman »
n°55 de mars-avril 2005 p.5,
l’Islam a créé toutes les
conditions
d’émancipation
intellectuelle et sociale de la
femme musulmane et « la
vraie liberté de la fem m e
c ’est celle-là qui ne vire
pas au libertinage et pro­
tège son honneur »
Comme les bonnes
mœurs sont un aspect es­
sentiel du message islami­
que, la sœur musulmane est
appelée à pratiquer sa reli­
gion et à développer ses fa­
cultés intellectuelles pour
trouver la solution aux
maux qui minent la société
actuelle. Car l’Islam nous
propose une multitude de

^n-nasr vendredi n‘115 du 03 Mars 2006

mesures pour faire face aux
tentations de la société
(notamment celles liées au
sexe)
La première mesure à
prendre pourrait être celle
d’un habillement décent. Il
faut s’habiller convenable­
ment selon les prescriptions
de l'islam pour ne pas atti­
rer le regard de tous. Car,
les modes vestimentaires oc­
cidentales
s’efforcent
de
mettre plus d’emphase sur
les parties intimes de la
femme. Alors que l’habille­
ment islamique vise à ca­
cher ses parties intimes.
Ensuite, on a le res­
pect des principes islami­
ques en matière de mixité. Il
faut donc par exemple com­
battre les danses entre hom­
mes et femmes, décourager
la consommation de l’alcool
(mère de tous les vices) et
les autres facettes du mode
occidental qui offrent des
occasions de se pervertir
(notamment les relations
sexuelles pré ou extra mari­
tales). Le prophète (PSL)
nous a conseillé de nous
marier pour satisfaire nos
désirs d’une façon légitime

Prix 50 f c ft

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L

-

et légale. Tout comme un vê­
tement vous procure une
chaleur, une protection et
une décence, ainsi un mari
et une femme s’offrent mu­
tuellement de l'intimité, du
confort, et de la protection
contre l’adultère et les au­
tres vices. Le prophète Mo­
hammad (PSL) dans cette
perspective nous enseigne
que le mariage est la moitié
de la foi.
On a aussi la bonne
compagnie et l’éducation
morale et spirituelle. Il est
nécessaire de planter la ver­
tu dans le cœur de nos filles
et de les orienter dans la vie.
Ainsi, nous trouvons que la
। pratique de nos devoirs fon­
damentaux conformément à
l’ordre d’Allah conduit en fin
de compte aux bonnes œu­
vres. Dans la sourate 25
verset 45, Dieu dit : « ... en
vérité la salât préserve de
- la turpitude et du blâma­
ble... »
L’exemple des injonc­
tions coraniques en matière
de moralité s’adressent aus­
si bien aux femmes qu’aux
hommes :
aux
dis
«
croyants de baisser leurs

regards et de garder leur
chasteté... Et dit aux
croyantes de baisser leurs
regards, de garder leur
chasteté, et de ne montrer
de leurs atours que ce qui
en paraît et qu ’elles ra­
battent leur voile sur
leurs poitrines... » S24 V
30-31.
En définitive, nous
sommes aujourd’hui dans
un contexte ou le principe
du respect de la personne
humaine est piétiné. Et nul
ne peut rester indifférent fa­
ce à cette situation. C’est
pourquoi, la sœur musul­
mane doit prendre ses res­
ponsabilités et rester imper­
turbable à l’instar des gran­
des figures islamiques com­
me Mariam, la mère de Jé­
sus (par sa chasteté) et Rabi’a al Adawiyya (pour son
retour à Dieu). Qu’Allah fas­
se donc que la vertu et la
morale priment dans la vie
de la sœur et que l’humanité
se sente plus en sécurité.

An-nasr vendredi n115 du 03 Mar? 2006.....

SIDIBE

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P. 26

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