Hadj 2018 : 8 143 places pour les pèlerins burkinabè

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Titre
Hadj 2018 : 8 143 places pour les pèlerins burkinabè
Créateur
Ali Saouadogo
Christelle Gombre
Editeur
Sidwaya
Date
2 août 2018
Résumé
Les ministres en charge de la communication, de l'administration territoriale, de l'éducation nationale, et de l'enseignement supérieur étaient face à la presse, le jeudi 2 août 2018 à Ouagadougou. Cette 5e conférence de presse du gouvernement a abordé des sujets relatifs à la modification du Code électoral, au hadj 2018 et aux examens scolaires et universitaires.
Couverture spatiale
Bobo-Dioulasso
Djibo
Ouagadougou
Soum
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Source
Archives Sidwaya
Contributeur
Frédérick Madore
contenu
Les ministres en charge de la communication, de l'administration territoriale, de l'éducation nationale, et de l'enseignement supérieur étaient face à la presse, le jeudi 2 août 2018 à Ouagadougou. Cette 5e conférence de presse du gouvernement a abordé des sujets relatifs à la modification du Code électoral, au hadj 2018 et aux examens scolaires et universitaires.

A cette rencontre du gouvernement avec la presse,  le jeudi 2 août 2018, à Ouagadougou, quatre ministres se sont expliqués sur des sujets concernant leurs départements. Le premier intervenant,  le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a abordé l'organisation du hadj 2018 et la modification du Code électoral. Pour lui, l'adoption par l'hémicycle de ce texte a fait couler beaucoup d'encre et de salive. Mais il soutient que cette révision répond à un besoin de parvenir à des élections libres et crédibles. De l'opportunité de cette modification, le ministre Sawadogo a laissé entendre que le gouvernement avait une contrainte de temps. « Les acteurs tels que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont interpellé le gouvernement sur la nécessité de respecter le timing », a-t-il souligné. Et d'ajouter que l'opposition et la majorité ont tous été consultées afin d'obtenir un consensus autour de la loi électorale. Du reste, il a soutenu que cette révision a porté sur deux points : le vote des Burkinabè de l'étranger et la nouvelle Constitution. Sur les points de divergence, notamment les documents de votation et le lieu de vote des Burkinabè de l'étranger, Siméon Sawadogo a expliqué qu'il s'agit d'un besoin de rationalisation et de transparence des élections à venir. A l'entendre, la carte consulaire actuelle n'est délivrée qu'en Côte d'Ivoire et au Gabon et comporte un défaut de mention de la nationalité du détenteur. Le ministre en charge de l'administration territoriale a également appelé à la prudence car le vote des Burkinabè de l'étranger est une première expérience et l'exécutif se donne le devoir de le réussir.

Bon déroulement des examens scolaires

L'organisation du hadj a été le second point abordé par Siméon Sawadogo. Il a déclaré que dans le cadre de l'accord qui lie le Burkina à l'Arabie Saoudite, 8 143 pèlerins pourront remplir le 5e pilier de l'Islam cette année. Sur le plan organisationnel, le ministre a rassuré que les vols s'effectueront à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso avec Air Burkina et un transporteur saoudien.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Pr Alkassoum Maïga, a, quant à lui, abordé la question des examens universitaires. Selon lui, la session normale du Baccalauréat 2018 a enregistré 96 774 admis avec un taux de succès de 40.93%, dont une hausse de 1% par rapport à celui de 2017. De son analyse, ce taux aurait pu être plus élevé si les deux jurys du centre de Djibo avaient composé. Il s'est dit satisfait de l'organisation et du déroulement de l'examen malgré un contexte socioéconomique difficile. M. Maïga a relevé que des dispositions sont prises afin que les candidats de la province du Soum puissent composer en septembre.

Le ministre de l'Education nationale et de l'Alphabétisation, le Pr Stanislas Ouaro, a décliné le bilan et les perspectives des examens au sein de son département. A l'entendre, les quatre examens : le Certificat d'études primaires (CEP), le Brevet d'études du premier cycle (BEPC), le Brevet d'études professionnelle (BEP) et le Certificat d'aptitude professionnelles (CAP), se sont déroulés de manière satisfaisante sur l'ensemble du territoire, à l'exception de quelques localités du Nord et du Sahel. Selon lui, pour le CEP, le taux de succès de la session de 2018 est de 64,77%, soit une baisse de 13,5% par rapport à l'année dernière. Au BEPC, le taux de succès est de 42,91%. Pour le CAP et le  BEP, le ministre Ouaro a annoncé un taux de succès global de 49,52%. En ce qui concerne  les examens spéciaux, il a indiqué que malgré quelques difficultés, les regroupements au Nord et au Sahel se passent dans des conditions acceptables. « Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas communiquer une date précise, mais nous rassurons tous les acteurs que ces examens se dérouleront durant le mois de septembre », a-t-il précisé.

Le porte-parole du gouvernement,  Rémis Fulgance Dandjinou,  a laissé entendre que le gouvernement se donne les moyens pour tenir ses promesses. Selon lui, des efforts sont faits, entre autres, en termes de voiries et d'infrastructures sanitaires. Le président du Faso attache du crédit à son programme de société a –t-il conclu.

Ali SAOUADOGO

Christelle GOMBRE

(Stagiaire)
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