Semaine islamique de l'AEEMB et du CFI : démontrer une foi inébranlable en l'islam

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Titre
Semaine islamique de l'AEEMB et du CFI : démontrer une foi inébranlable en l'islam
Editeur
Sidwaya
Date
27 février 1992
Résumé
La grande mosquée de Ouagadougou a été le siège dimanche dernier d'une exposition vente de livres et articles divers, dans le cadre de la semaine islamique organisée par l'Association des élèves et étudiants musulmans du Burkina (AEEMB) et par le Centre de formation islamique (CFI).
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Contributeur
Frédérick Madore
contenu
La grande mosquée de Ouagadougou a été le siège dimanche dernier d'une exposition vente de livres et articles divers, dans le cadre de la semaine islamique organisée par l'Association des élèves et étudiants musulmans du Burkina (AEEMB) et par le Centre de formation islamique (CFI).

Cette semaine islamique, comme nous l'a dit le président du conseil général de Ouagadougou, M. Mohamed Lamine Compaoré, est une grande tradition de l'AEEMB, sous l'égide de son comité exécutif. Cette semaine, a pour but, selon lui, de présenter l'AEEMB aux parents et à tous ceux qui n'ont pas l'occasion de participer à ses activités.

D'habitude, toutes les sections (c'est-à-dire les établissements) organisent des cours d'instruction qui sont dispensés les jeudi et samedi Mais tout le monde ne peut suivre ces cours. La semaine islamique offre donc l'opportunité à ces divers participants réguliers et occassionnels de se retrouver et de démontrer à travers différentes activités, leur foi inébranlable en l'islam. C'est d'ailleurs pour ce faire que l'AEEMB a lancé aux élèves, étudiants et parents, un appel pour qu'ils soutiennent l'association, afin que celle-ci réussisse non seulement la présente manifestation, mais aussi celles à venir.

Cela dit, cette semaine comportera plusieurs volets : les prières, les paroles, l'islam et la science. L'islam accordant une importance toute particulière à la femme, il y a des dessins et photos qui visent à lui rappeler le rôle important qu'elle doit jouer dans une bonne famille musulmane et à l'exhorter et à la conforter dans son rôle de femme musulmane.

En dehors de cette collaboration ponctuelle avec l'AEEMB, le CFI selon son directeur en second, M. Mohamed Ali Sawadogo, a des activités qui lui sont propres : la communication, la promotion culturelle, la coopération scientifique et l'enseignement islamique qui est la pierre angulaire du CFI. Mais ce dernier volet n'est toujours pas fonctionnel par défaut de ressources financières.

Pour l'heure, le CFI aspire à développer les liens de coopération avec les différentes organisations islamiques et culturelles telles l'UNESCO, l'UNICEF, etc.

Revenons à l'exposition-vente ! Pour ceux qui y ont fait un-tour, ils n'ont pas manqué de remarquer à un tableau d'affichage l'alphabet mooré inventé par le directeur général-fondateur du CFI, M. Abdel Aziz Ouédraogo. C'était en 1984, lors de ses études islamiques au Caire. Cet alphabet a été étudié sous toutes ses coutures par le CNRST qui a constaté qu'il ne ressemble à aucun alphabet jusqu'ici connu. Mais il n'a pu être vulgarisé, vu que le Burkina était en pleine “bantaarisation" des masses. Des démarches ont été cependant entreprises par l'Institut des peuples noirs (IPN) et l'auteur est présentement en train de réétudier son alphabet pour l'adapter à d'autres langues nationales.

Cette journée du dimanche s'est achevée par une conférence donnée par le directeur adjoint du Centre de formation islamique, M. Mohamed Ali Sawadogo sur le thème : “La femme dans l'islam".

D'entrée de jeu, le conférencier a déclaré que l'islam a parlé de l'indépendance de la femme et de ses droits dans tous les aspects, il y a de cela des siècles. Le Très Saint Al-Coran dispose : “Ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra ; ce que les femmes ont acquis par leurs œuvres leur reviendra ", (Coran, 4, 32).

Partant de là, la femme doit essayer de jouer le même rôle que les hommes. Elles peuvent occuper les emplois de leur choix et gérer en toute indépendance leurs biens.

L'Iran, toujours selon M. Mohamed Ali Sawadogo, offre un bel exemple d'épanouissement de la femme en système islamique Selon les statistiques de l'INS beaucoup plus de filles réussissent au baccalauréat que les hommes La proportion est moindre dans le domaine des sciences exactes (mathématiques et sciences physiques).

C'est dans ce système islamique qui permet aux femmes d'avoir des compétences et de s'affirmer dans tous les domaines que Mme Nasrine Mohazami est docteur en médecine, spécialiste en microbiologie. Mme Hosseni est docteur en physique atomique, etc.

Le cas de la femme burkinabè a été également passé en revue par M. Mohamed Ali Sawadogo. Elles œuvrent. Pour preuve, elles sont nombreuses à contribuer au fonctionnement de l'Association burkinabè pour la protection de l'enfance et à l'Association des veuves et orphelins (AVO).

Voici la substance de l'islam et sa mission. Voici ce que Dieu veut. Le conférencier a terminé en souhaitant que les bienfaits d'Allah (Lui qui est clément et miséricordieux) comblent nos mères et sœurs.
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