Maouloud à Bourzanga : les musulmans s'inspirent de la vie du prophète Mohamed

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Titre
Maouloud à Bourzanga : les musulmans s'inspirent de la vie du prophète Mohamed
Editeur
Sidwaya
Date
25 février 2014
Résumé
Les musulmans de la commune rurale de Bourzanga ont commémoré la naissance du prophète Mohamed le 22 février 2014.
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Contributeur
Frédérick Madore
contenu
Les musulmans de la commune rurale de Bourzanga ont commémoré la naissance du prophète Mohamed le 22 février 2014.

Les fidèles musulmans venant de plusieurs contrées du Mali et du Burkina Faso, notamment de Ramatoulaye et Ouahigouya, de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Kaya, Kongoussi, Djibo, etc., ont convergé le samedi 22 février 2014 à Bourzanga, province du Bam, pour commémorer la naissance du prophète Mohamed. Pour le maître d'œuvre de cette célébration, Cheick El hadj Ibrahim Sawadogo, qui réside à Ségou au Mali, et qui organise le Maouloud en collaboration avec son frère aîné Cheikh Adama Sawadogo et ce, depuis trois ans, « c'est un événement et une opportunité pour les musulmans d'apprendre à mieux connaître leur prophète, à l'aimer et à comprendre à quel point il a été un homme de grande piété ». Il les a invités à l'imiter dans toutes leurs actions. La veillée a débuté par une prière dite par le Cheikh Adama Sawadogo, qui a imploré Dieu d'accorder à chaque fidèle sa clémence et sa miséricorde en cette nuit bénie.

A sa suite, Cheikh el hadj Ibrahim Sawadogo a fait la genèse de la célébration du Maouloud. Selon lui, au départ, les musulmans devaient choisir entre le jour anniversaire de sa disparition, celui de sa naissance et la date de son départ de La Mecque vers Médine. Parce que la naissance est chargée de motifs de réjouissances, l'option a été portée par les fidèles musulmans sur celle-ci. « On ne doit jamais se lasser de fêter la naissance du prophète qui, par ailleurs, n'est pas limitée dans le temps », a souligné Cheikh Ibrahim. Ses propos sont corroborés par Sinaly Maïga, l'oncle de l'actuel guide spirituel de la Tidjania au Burkina Faso qui a reconnu que dans les temps anciens, l'anniversaire de la naissance du prophète était célébrée avec faste et constituait des moments d'acquisition de connaissances spirituelles. El hadj Daouda Kindo, à la tête d'une forte délégation dépêchée par le guide spirituel de la Tidjania du Burkina Faso s'est, en effet, appesanti sur la célébration multiple du Mouloud qui s'étend sur plusieurs mois de l'année.

Pour lui, elle a commencé au niveau national sous le fondateur de la confrérie au Burkina Faso, Cheikh Boubacar Maïga I. A l'époque, il en avait été encouragé par le guide spirituel de la Tidjania d'Arabie Saoudite qui avait laissé entendre qu'il pouvait honorer le prophète chaque fois qu'il en avait les moyens. C'est ainsi qu'après la célébration à Ramatoulaye, il est organisé des veillées similaires partout au pays pour magnifier le prophète. Quant au Cheikh Ahmad Konfé, il est revenu largement sur ces thèmes de grande portée que sont l'adultère et l'alcoolisme. Ces phénomènes sont, à l'entendre, sources de malheur pour tous ceux qui en usent. « Si tu ne veux pas être indexé comme étant un homme adultérin, ne soit pas coupable, à ton tour, d'en engendrer », a-t-il conseillé. Il a également décrié la consommation d'alcool par les musulmans en indiquant que son ampleur est telle qu'à l'occasion des fêtes islamiques, il subsiste toutes sortes d'excès. Beaucoup d'autres intervenants ont édifié l'assistance par les enseignements du Coran et des livres saints. Il s'agit de Idrissa Kouanda de Ramatoulaye, Sayouba Guiré de Séguénéga, Amadé Kouanda et Aboubacar Ouédraogo de Ouagadougou, le chef de Ouapassi, Abdoul Karim Ouédraogo et Mahamadi Badini de Bobo-Dioulasso.
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