Soutien aux réfugiés maliens : la Fondation Mas-Oud réaffirme la fraternité islamique

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Titre
Soutien aux réfugiés maliens : la Fondation Mas-Oud réaffirme la fraternité islamique
Editeur
Sidwaya
Date
18 septembre 2013
Résumé
Le Centre d'accueil des réfugiés de Goudebou a reçu la visite de l'ensemble des groupes associatifs islamiques du Burkina Faso ce samedi 14 septembre 2013. Cette visite, selon les organisateurs, s'inscrit dans le cadre d'assistance et de fraternité que prône la religion du sceau du Prophète Mahomet.
Couverture spatiale
Djibo
Dori
Ouagadougou
Japon
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Contributeur
Frédérick Madore
contenu
Le Centre d'accueil des réfugiés de Goudebou a reçu la visite de l'ensemble des groupes associatifs islamiques du Burkina Faso ce samedi 14 septembre 2013. Cette visite, selon les organisateurs, s'inscrit dans le cadre d'assistance et de fraternité que prône la religion du sceau du Prophète Mahomet.

Une délégation des associations islamiques du Faso composé de la communauté musulmane, les Tidjania, l'Ithiad, le mouvement sunnite, l'AEEMB, le CERFI et la Fondation Abdallah Ben Mas-Oud ont témoigné leur solidarité aux réfugiés maliens installés sur le territoire national. Après la visite du site de Mentao à Djibo, c'est le tour du site de Goudebou à Dori qui a retenu l'attention de ces religieux.

Un geste qui ne saurait être effectif sans la collaboration d'organisations non gouvernementales et en occurrence la Fondation Abdallah Ben Mas-Oud.

« Vous êtes des hôtes du Burkina Faso et à ce titre, vous êtes nos hôtes également », a affirmé le président de la Fondation ben Mas-Oud, El hadj Issouf Kanazoé. Il a ajouté qu'à travers cette initiative, « l'ensemble de la communauté musulmane montre une fois de plus, qu'elle est de cœur avec eux ».

Sourire aux lèvres, la joie des occupants du site de Goudebou se lisait sur leur visage. « Nous remercions infiniment les différentes associations et Fondations qui ont eu l'esprit de penser à nous », a dit le président élu des réfugiés chargé de la distribution des vivres, Wanadine Ag Mouhammed.

Au nom des réfugiés, il a déclaré être content d'avoir reçu ces 2500 cartons de dattes que ses frères du Burkina Faso les ont offerts car, a t-il dit : « le riz et les dattes font partie de notre alimentation. Ce qui montre qu'ils se sont renseignés sur notre régime alimentaire avant d'entreprendre leur œuvre de bienfaisance ».

Les pays donateurs qui interviennent officiellement sur ce site, sont les Etats-Unis, le Canada, le Danemark, l'Italie, l'Espagne, la Malte, l'Autriche, le Japon, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l'Irland, la France, la Norvège, l'Allemagne et la Suède.

Toujours des attentes

Nafiou Ahmed, âgé de 25 ans et étudiant en faculté des langues à l'Université islamique du Niger en 4e année est venu rendre visite à ses parents, installés sur le site.

Il a confié que : « les 12 Kg de riz par personne en un mois, qui est donné par les responsables du site est tout juste pour ne pas mourir de faim et non pour vivre ». de ce fait, le président Wanadine a invité à plus de générosité de la part des populations du « pays des hommes intègres ».

Et d'ajouter : « les problèmes ne sont pas uniquement alimentaires, mais aussi sanitaires et éducatifs ». Et le cas épatant est celui de la ville de Gaussi à Gao, dont les enseignants et tous les élèves de trois écoles se sont retrouvés au camp de Goudebou.

Le site n'a qu'un seul poste de santé pour 17900 personnes, chiffre que conteste le coordonnateur de la Fondation Abdallah Ben Mas-Oud, en collaboration avec la CONAREF (Coordination nationale pour les réfugiés), Dr Hamadoum Dicko, recteur de l'Université Al-Houda à Ouagadougou.

Pour ce dernier, le plus grand site de réfugiés au Burkina est celui de Mentao et compte environ 15000 personnes et donc, « les recensements dénombrent environ 10 000 personnes à Goudebou ».
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