Un diagnostic complet pour une thérapie adaptée

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Classe de ressource
Text
Titre
Un diagnostic complet pour une thérapie adaptée
Créateur
Damiss
Date
4 juin 2007
Résumé
Le ministre de l'Administration territoriale, Clément P. Sawadogo, a rencontré les membres du bureau de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) dans le cadre de l'organisation du pèlerinage à la Mecque (Hadj).
Couverture spatiale
Ouagadougou
Arabie saoudite
Djeddah
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Contributeur
Frédérick Madore
Wikidata QID
Q114035328
contenu
Le ministre de l'Administration territoriale, Clément P. Sawadogo, a rencontré les membres du bureau de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) dans le cadre de l'organisation du pèlerinage à la Mecque (Hadj).

Les difficultés ont été recensées en vue de trouver des solutions idoines. C'était le samedi 2 juin 2007 à la CGP de Ouagadougou. Les éditions du hadj étaient organisées par l'Etat depuis plus d'une décennie. Mais depuis deux ans, la communauté musulmane a été responsabilisée à cet effet. "Ce décrochage de l'Etat est normal et sera maintenu", martèle le ministre Clément P. Sawadogo qui a, entre autres, en charge les questions de culte. Néanmoins, les politiques et les personnels administratifs y ont leur rôle à jouer. Ainsi, pour améliorer l'organisation, le ministre de l'Administration territoriale a effectué du 18 au 27 mai une mission à Djeddah, conjointement avec une délégation conduite par El hadj Oumarou Kanazoé, le président de la FAIB. Des échanges avec les autorités saoudiennes, il est ressorti de nombreuses insuffisances sur lesquelles un accent particulier doit être mis. Il s'agit :

des problèmes à l'arrivée des pèlerins à l'aéroport d'entrée en territoire saoudien ;

des sites d'hébergement qui non seulement ne sont pas dignes de ce nom, mais pire sont inaccessibles aux moyens de transport et souvent très distants des lieux d'accomplissement des rites. Il ressort à ce niveau que des contrats de location y relatifs ont été passés avec des agences non agréées ;

du transport interne des sites d'hébergement aux différents lieux de pèlerinage qui n'est pas convenablement assuré à cause de l'insuffisance du nombre de bus nécessaires et du retard dans la signature des contrats de transport ;

de l'alimentation des pèlerins burkinabè qui laisse souvent à désirer ;

de l'encadrement qui n'est pas rigoureusement mené de sorte à permettre un suivi correct de tous les pèlerins sur toute la période du Hadj. Conséquence : certains manquent à l'appel le jour du départ à la fin du pèlerinage ;

du manque criard de coordination entre l'organisation nationale du Hadj et celle des autorités saoudiennes, qui ne facilite nullement le déroulement des activités.

Au regard de ce qui précède, des mesures urgentes doivent être prises, selon le ministre chargé des questions de culte, afin d'assurer une meilleure qualité d'organisation. La première de ces mesures, poursuit-il, est l'éradication totale de toute improvisation : "Cela signifie que celle-ci doit démarrer dès la fin de l'édition précédente". Ainsi, pour cette édition, Clément Sawadogo a invité la FAIB à prendre des mesures utiles pour mener les concertations nécessaires devant aboutir à la mise en place rapide d'un comité d'organisation selon les modalités à sa convenance. "Celui-ci devra élaborer sans délais un chronogramme d'exécution des différentes séquences de l'organisation et le porter à la connaissance de mes services", ajoute-t-il.

Déjà, le ministère a fait des suggestions pertinentes qui permettront sans doute d'améliorer le déplacement des fidèles musulmans burkinabè en Arabie Saoudite, en plus de nouveautés cette année, à savoir le nombre de délégués pour l'accompagnement qui passe de trente à quarante et une nouvelle formule du contrôle de qualité des passeports proposée par les Saoudiens. La balle est dans le camp de la FAIB. A elle de bien jouer pour marquer de bons points.
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