La Preuve #13

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Titre
La Preuve #13
Créateur
La Preuve
Date
novembre 2008
numéro
13
Droits
In Copyright - Rights-Holder(s) Unlocatable or Unidentifiable
Langue
Français
Contributeur
Louis Audet Gosselin
Wikidata QID
Q114034241
extracted text
Pour un hadj Spirituellement rempli

et voilà la religion dé droiture... ”

Au sujet
des lieux
saints...

Crise Financière

Le musulman

Peut - être
et sa perception
la fin d’un
mensongeP| de la polygamie
P. 13

HADJ 2008

Editorial
i les élections prési-.. reusement encore cette nou­
dentielles aux Etats- velle situation n'épargne per­
Unis, ni le bombarde­ sonne.
ment du territoire syrienLesparcauses de cette crise sont
l'armée américaine..., ni la autant nombreuses que les ana­
baisse du prix du baril du lyses qui sont faites jusque là.
pétrole n'ont réussi à lui voler Mais on retient de toutes ces
la vedette. Il n'y a donc plus envolées lyriques que ce sont
que cette actualité qui vaille les effets pervers d'un système
depuis plus de deux mois. Sans en déclin, ayant mis l'homme
être superflue, la crise finan­ sur le carreau qui se ressentent
cière internationale vaut la tragiquement aujourd'hui. John
peine qu’on s'en préoccupe car Maynard Keynes avait pour­
c'est une situation sans précé­ tant prévenu : " Lorsque dans
dent depuis 1929, et d'autant un pays le développement du
plus qu'elle suscite une énorme capital devient le sous-produit
panique dans le monde. La de l'activité d'un casino, il ris­
numéro 2 des Nations Unies, que de s'accomplir dans des
Asha-Rose Migiro la décrit conditions défectueuses ". Et
parfaitement : " Nous sommes Muhamad Yunus de sonner le
confrontés à une crise finan­ glas en ces termes : "
cière de dimension épique. Aujourd'hui, le système capita­
Personne ne sait avec certitude, liste est dysfonctionnel, car il
pour le moment, comment cela est totalement déréglé. La
répartition du revenu mondial
va se terminer ".
Mais comment en est-on arrivé nous le confirme : 94 % du
là ? Quelles peuvent être les revenu mondial revient à 40 %
conséquences d'un tel tsunami de la population mondiale, tan­
financier ? Et quelles solutions dis que la moitié de l'humanité
réelles peut-on envisager ? vit avec deux dollars par jour!
Voilà autant de questions qui Le capitalisme a une vue
ont déjà trouver des réponses étroite de la nature humaine : il
dans les salons feutrés à l'occa­ suppose que les hommes sont
sion des interminables som­ des êtres unidimensionnels qui
mets sur le sujet ; mais elles recherchent exclusivement la
restent d'actualité tant les ana­ maximisation du profit. Je ne
lyses faites et les solutions pense pas que les choses aillent
apportées sont loin de convenir mal aujourd'hui à cause des
à cette crise qui évolue à une "défaillances du marché ",
allure vertigineuse et qui n'a Voilà qui est tout à fait clair !
pas fini de nous dévoiler toutes En attendant, les conséquences
ses insaisissables facettes.
sont plus graves que l'on peut
Tant que c'était le prix du baril imaginer. Il y a vraiment lieu
du pétrole qui grimpait de de s'inquiéter lorsqu'on se rend
façon inconsidérée, on ne s'en compte que tout ne tient sur
plaignait pas, on se frottait rien. Nos destins sont mis en
même les mains sans se soucier pari dans des bourses et par des
des dégâts incommensurables
personnes qui n'ont aucun idéal
sur les pays du tiers monde. On et ne se battent pour aucune
est tenté de dire " à chacun son cause que celle de se faire de
tour " au regard des gesticula­ l'argent, rien que de l'argent ;
tions que suscite la crise finan­ ici et maintenant. Tout ce passe
cière actuelle. Mais malheu­ comme dans un jeu.

N

CRISE FINANCIERE
INTERNATIONALE

Peut-être
la fin d'un
mensonge ?

On ne peut non plus faire la
litanie des conséquences possi­
bles de dérèglement du sys­
tème financier international,

tant les supputations sont nom­
breuses et les incertitudes
davantage plus grandes. En
tant qu'Africain, on retient que
sur le plan de l'aide dont les
pays africains sont souvent
friands, on va assister à une
baisse drastique de celles-ci.
Car la charité bien ordonnée
nécessite que les pays occiden­
taux donateurs se consacrent
d'abord à leurs populations.

Par ailleurs, la crise financière
actuelle née des subprimes et

des innovations financières va
nécessairement modifier les

règles de gouvernance écono­

mique dans le monde, la ges­

tion des établissements bancai­
res et la mise en place d'un

nouveau modèle économique

avec le retour de la puissance
publique dans les affaires pri­

vées au détriment du laisserfaire et du libéralisme triom­

phant. Cette crise financière est
admirable en ce qu'elle peut
permettre aux Africains de

réfléchir sur leur gouvernance,
sur leur politique et sur l'impé­

rieuse nécessité au-delà de
leurs égoïsmes nationaux et de

leurs égocentrismes indivi­
duels, de travailler de manière

optimale en sollicitant toutes
les forces productives de leurs

pays respectifs.
Mais, ce n'est pas tant le sys­
tème qui fait défaut que ceux
qui en font partie. Tant et aussi
longtemps qu'on ne sera pas en
mesure de changer la nature
profonde de l'homme, il nous
sera impossible de nous ériger
contre cette supercherie qu'est
le système financier mondial®
La Rédaction

i a Preuve n° D13 - Novembre 2008

a preuve évidente

Au sujet des lieux saints...
-----

Gloire
et
// pureté à celui
' qui de nuit, fil
voyager son serviteur
(Mohammad) de la
mosquée Al Haram à
la mosquée AI Aqsa,
dont Nous avons béni
l’alentour afin de lui
faire voire certaines de
nos merveilles. C’est
Lui qui est vraiment
l’Audiant, le Clair­
voyant » S17 VI2. Ce
verset de la sourate ‘’le
voyage nocturne” nous
cite expressément le
nom de deux lieux
saints de l’Islam à
savoir al-haram (la mos­
quée sainte de la Mec­
que) et al-aqsa (la sainte
mosquée de Jérusalem).
Mais à l’évidence, il est
connu qu’il y a trois
lieux saints en Islam qui
sont : la sainte mosquée
de. la Mecque, la mos­
quée de Médine et la
mosquée de Jérusalem.
Ainsi, le troisième lieu
saint qui n’est pas cité
dans cette sourate est
cité dans une autre, en
l’occurrence la sourate
al-mounafiqîne : « Ils
disent :
‘’si nous
retournons à Médine,
le plus puissant en fera
sortir le plus humble”.

Par V!main

Or c'est à Allah qu’est
la puissance ainsi qu’à
son messager et aux
croyants. Mais les
hypocrites ne le savent
pas » S63 V8. Dans ce
hadith, le messager
d’Allah donne plus de
précision : ‘ 'Trois mos­
quées sont autrement
indiquées au voyageur
: la sainte mosquée de
la Mecque, ma mosquée
(celle de Médine) et la
mosquée
d’al-quods
(Jérusalem)”



châtiment” Ahmed.

Les trois lieux saints
sont des symboles de
l’islam qui drainent cha­
que année des milliers
de fidèles venant de par­
tout. Chaque lieu saint
possède à son tour des
symboles et des signes
d’Allah et il n’est pas
superflu pour un musul­
man de les visiter cha­
que fois que l’occasion
lui est offerte. A Médine
par exemple, Je pèlerin
peut visiter les lieux sui­
vants : le cimetière de
Baki dans lequel repose
plusieurs compagnons
du prophète ; le eimentière des martyrs de
Ohod où sont enterrés
les martyrs de la bataille
de
Ohod. tel
que
Hamza. .

Au sujet des mérites de
ces lieux saints, le pro­
phète a dit : ‘’une
prière dans ma mosquée
que voici vaut 1000 fois
celle faite ailleurs sauf
pour la mosquée de la
Mecque où une prière
vaut 100000 fois celle
faite ailleurs” Moslim. La mosquée de Quba :
Le prophète a encore dit c’est la toute première
: ‘’la distance qui mosquée que le pro­
sépare ma maison de phète a réalisée et où il a
mon minbar ( chair) fait sa prière de ven­
constitue un jardin du dredi avant de s’instal­
Paradis. Mon minbar ler dans la ville de
est installé sur le bassin Médine. Le prophète a
de mon jardin”. Enfin il dit au sujet de cette
dit : “’ Qui accomplit mosquée : « Qui fait
40 prières rituelles dans bien ses ablutions chez
ma mosquée sans en lui et se rend à la mosmanquer une seule, il a ,quée de Quba rien que
l’engagement
d’être dans le but d’accomplir
sauvegarder de l’enfer, la prière aura la récom-'
de l’hypocrisie et du pensé d’une oumra ».

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

La Mecque, est la capi­
tale culturelle et spiri­
tuelle du royaume
d’Arabie
Saoudite.
Ryadh, capitale politi­
que est la porte d’entrée
pour la plupart des pèle­
rins qui viennent à la
Mecque. L’administra­
tion y est concentrée et
elle est dotée d’un des
plus grands aéroports du
monde. Au sujet de la
sainte mosquée de la
Mecque, retenons qu’il
y a plusieurs lieux sym­
boliques entre autres
mina, arafat, mouzdalifat,...
Quant à la Mosquée
d’Al Aqsa, comme elle
n’est pas située en terre
musulmane (elle ’ se
trouve à Jérusalem),
l’affluence des musul­
mans à cet endroit est
limitée. Puisse Allah
préserver sa religion !
Nul n’a besoin de
démontrer l’importance
au triple plan historique,
culturel et spirituel de
ces lieux saints. Chaque
musulman doit prier
Dieu et souhaiter les
visiter au moins une fois
dans sa vie, ceci sans
forcer, ni tromper et tri­
cher pour s’y rendre.
Puisse Allah nous en
donner l’opportunité ! ■

3

La

religion de vérité

Pour un hadj spirituellement rempli
Par Cheick Albayan

ans quelques jours, linage. Le pèlerinage n’est
les candidats au pas un voyage touristique,
grand pèlerinage mais il est avant tout un acte
annuel prendront le chemin
cultuel et donc un exercice
de la Mecque. Après le
spirituel qui commande que
jeûne du mois de ramadan, œt aspect ne soit pas ignoré
c’est l’événemcnl qui pola­ ■des acteurs de la chaîne de
rise actuellement l’attention l’organisation. La prépara­
de la «iimma dans son tion spirituelle du hadj
ensemble. Au pays des devrait être la priorité des
hommes intègres, pendant priorités pour chaque pèle­
que les agences de voyage rin pris individuellement,
font des pieds et des mains mais aussi pour le comité
pour réussir leur première d’organisation.. Du reste,
expérience, les pèlerins de
Dieu nous recommande de
leur côté se préparent à tra­ mettre cela au centre des
vers des voyages dans les préparatifs dans le coran
villages pour des adieux, quand il dit : « le pèleri­
des cérémonies de doua, nage s'effectue, en des mois
des demarches .adrnniiiiiiiHitirafi­ (déterminés. Quiconque s’y
ves pour l'acquisition des (engage., devra s'interdire
pièces dm voyages....
tout rapport sexuel, tout
libertinage et toute dispute
Cependant
Fimportaul
durant la période du pèleri­
n'est pas seulement de réus­
nage. Quelque bien que
sir l’organisation matérielle
vous fassiez, Dieu en a
du hadj, mais il but surtout
connaissance. Prenez vos
à l’arrivée sur les lieux
provisions, mais la meil­
saints savoir accomplir cor­
leure des provisions est la
rectement les rites du pèlepiété. Craignez-moi, o hom­
mes doués d’intelligence !»
C2 V197.

D

La Preuve

Récépissé de dédaratio»

. N“1862//CA-GI/OUA/PF
du 27 juillet 2007
ISSN 0796-8426

Tel. 50 37 94 30
Cell. 70755485

.

Email : preuve2007@yahoo.fr
Directeur de Publication

MikaîlouKéré
Secrétaire de rédaction
SiakaGNESSI
Responsable commercial

Moussa BOUGMA
Mise en page et impression

Altesse Burkina 50 39 93 10
Nombre de tirage

. 1000 exemplaires

4

Ainsi, ce qu’il faut comme
provisions de route pour le
voyage du pèlerinage est la
piété, c’est-à-dire une pré­
paration spirituelle, un
bagage spirituel qui per­
mette de bien pratiquer le
hadj. Cela passe par une
formation des pèlerins ;
formation qui doit être
d’abord théorique avant
d’être renforcée par des
projections et enfin par une
simulation pratique des
rites.

A l’image de toute pratique
cultuelle, les rites du hadj
comprennent des actes obli­
gatoires, des actes surérogatoires et des interdits qui
doivent être connus par tout
futur pèlerin.

Les actes obligatoires du
pèlerinage
Ce sont les piliers fonda­
mentaux du pèlerinage dont
l’omission ou la négligence
(le mauvais accomplisse­
ment) de l’un d’entre eux
invalide le pèlerinage. Ces
actes obligatoires sont :
l’intention, l’ihram, le
tawaf, le saye et la station
d’arafat. Pour la oumra (le
petit pèlerinage), les fonde­
ments sont l’intention, le
tawaf et le saye.

1- l'intention
D’après le célèbre hadith du
prophète (SAW) connu par
tous et rapporté d’après
Omar, « les actes ne valent
que par les intentions qui
l’ont inspiré ». Cela est
aussi valable pour le pèleri­
nage dont l’intention doit
par ailleurs préciser le type
de pèlerinage qu’on accom­
plira. Selon l’intention que
le pèlerin formulera, on dis­
tingue trois modalités de
pèlerinage :
l’ifrad : l’intention de faire
le grand pèlerinage unique­
ment ;

lequiram : l’intention d’ac­
complir conjointement le

grand pèlerinage et la
oumra sans quitter l’état de
sacralisation jusqu’à la fin
du hadj ;

le tamatto : l’intention
d’accomplir la oumra puis
on se désacralise et le 8 zoul
hadj on entre en état de
sacralisation pour le grand
pèlerinage.
Pour les pèlerins de nos
contrées, il convient d’opter
pour les deux derniers types
car il faudra saisir l’occa­
sion pour accomplir la
oumra en même temps que
le hadj car le coût du
voyage ne permet pas à tout
le monde d’avoir b chance
de repartir pour b oumra.
En outre, il est préférable
pour ceux qui passent un
long séjour à b Mecque
avant le hadj d’adopter la
formule du tamatto.

2-Fihram

C’est le premier acte du
hadj. Il consiste à entrer en
état de sacralisation pour le
pèlerinage. Sa période indi­
quée va du premier chawwal jusqu’au 10 du mois du
hadj (zoul hadj). Il a lieu
également à des lieux
appropriés qui ont été défi­
nis par le prophète (SAW).
Les lieux à partir desquels
on entre en ihram appelés
Mikats sont au nombre de
quatre. Pour les pèlerins
venant du continent Afri­
cain, le Mikat situé dans la
localité de Juhfà à environ
204 km de la Mecque. Les

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

La
Mecquois et ceux qui habi­
tent au-delà de ces lieux
prennent leur ihram à partir
de leur lieu de résidence. 11
est permis au pèlerin de se
sacraliser à partir de chez
lui. Cette option sera
conseillée à un pèlerin qui
quitte le Burkina pour atter­
rir directement à Djidda
situé après le Mikat à envi­
ron 75 km de la Mecque. Si
non, celui qui dépasse son
Mikat sans se sacraliser doit
y revenir pour le faire. Dans
le cas contraire, il doit répa­
rer cela par le sacrifie d’une
bête. Dans ces dernières
années le problème ne se
pose plus car nos pèlerins
quittent ici pour se rendre
d’abord à Médine d’où ils
vont entrer en ihram (car
Médine aussi est l’un des
quatre Mikat) avant de rega­
gner la Mecque.
Arrivé au Mikat, la sacrali­
sation consiste à :
se purifier par le grand
lavage et les ablutions
mineurs ;
se tailler les ongles, épiler
les aisselles et le pubis ;

se vêtir des habits d’ihram
qui
comprend
pour
l’homme deux étoffes ;
faire quelques rakats ;
formuler l’intention préci­
sant l’option du hadj que
l’on veut accomplir ;

commencer à répéter la Talbia qui consiste à dire : «
labbayka allahoumma labbayk ! labbayka lâcharîka

religion de vérité

laka labbayk ! innalhamda
wanimata laka wal moulk,
lâcharika laka labbayk ! »
qui
signifie « Me voici,
Seigneur, me voici ! Me
voici ! Tu n’as point d’as­
socié ! A toi la louange, la
grâce et la souveraineté. Tu
n’as point d’associé ! ».
Cette formule a des varian­
tes et elle sera la formule la
plus répétée par le pèlerin et
à toutes les étapes du hadj. Il
conviendrait donc que cha­
que pèlerin la retienne dès
maintenant.

faire une proposition de
mariage ;

de la cuvette qui a la kaaba à
son centre. Pendant la
tawaf, on doit être en état de
- faire des préliminaires de pureté, se couvrir la nudité,
rapports (baiser, caresses...) avoir la sainte maison à gau­
et des rapports sexuels che, ne pas interrompre sans
(même entre conjoints avoir boucler les sept tours.
légaux). Dieu dit : « le Il est recommandé de pres­
pèlerinage s'effectue en des ser les pas lors des trois pre­
mois déterminés. Quiconque miers tours (pour hommes
s’y engage, devra s’inter­ capables), baiser la pierre
dire tout rapport sexuel, noire ou de faire un geste de
tout libertinage et toute dis­ loin, faire abondamment des
pute durant la période du invocations de toutes sortes
pèlerinage...» C2V197
et en toute langue, de faire
deux rakats à la fin du tawaf
Celui qui commet un de ces au niveau de la station
Une fois en état de sacralisa­ interdits doit une réparation d’Abraham (Makam Ibra­
tion, le pèlerin ne doit plus sous forme d’expiation. him) et enfin s’abreuver à la
commettre les actes suivants Pour celui qui se coiffe, se source de zam zam.
rase la tctc, se taille les
ongles, se parfume ou porte Au cours du tawaf, il est
- se coiffer ou sc raser la un habit cousu, doit en interdit de prononcer des
tête ou bien raser ou coiffer expiation de chaque acte propos vains, de bousculer
commis, trois jours de jeûne et de nuire à autrui (par des
la tête d’autrui ;
ou nourrir six pauvres ou gestes ou des paroles). Le
- tailler les ongles ou les encore offrir une bête en tawaf doit être accompli
orteils ;
sacrifice comme indiqué avec
recueillement
et
dans le coran S2 V196.
concentration dans le senti­
- se parfumer ;
ment de la grandeur de
Celui qui tue un animal doit Dieu, de sa crainte révéren­
- porter un habit cousu, se en compensation donner en cielle et dans l’espoir de sa
couvrir la tête pour les hom­ sacrifice une offrande équi­ récompense. Celui qui perd
mes ;
valente (C5V95). De même ses ablutions au cours du
celui qui commet lés préli­ tawaf doit l’interrompre
- les femmes sont autorisées minaires de l’acte sexuel
pour aller les refaire et reve­
de porter des habits cousus doit offrir un mouton en
nir recommencer à zéro. Le
et le voile. Mais elles doi­ sacrifice. Quand à celui va
tawaf est annulé comme la
vent pas fermer le visage ni jusqu’à faire des rapports
prière par l’état d’impureté.
porter des gans ;
sexuels, son pèlerinage
s’annule.
On distingue quatre types de
- porter des chaussures fer­
tawaf :
mées (seules les tapètes sont
3- le tawaf
autorisées)
- le tawaf al-Quoudum : le

- chasser des gibiers et les
tuer ;

- couper des plantes ;
- conclure un mariage ou

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

Il consiste à effectuer sept
fois le tour .de la maison
sacrée de Dieu. 11 débute à
l’angle de la pierre noire
matérialisé par une ligne
noire qui traverse le rayon

tawaf à l’arrivée du pèlerin à
la Mecque ;

- le tawaf al- ifâda : le cir­
cuit de déferlement accom­
pli après le retour de la sta-

5

La
tion d’Arafat ;

- tawaf al-wadâ : le tawaf
d’adieu accompli quand le
pèlerin quitte la Mecque
pour retourner dans son
pays ;

- le tawaf surérogatoire que
le pèlerin peut accomplir à
tout moment tant qu’il est à
la Mecque. D’après le pro­
phète (SAW) « quiconque
accomplit un tawaf aura
pour chaque pas qu ’il a fait
une bonne action inscrite
pour lui, un péché effacé à
son compte et sera élevé
d’un degré ». Rapporté par
Al haquim.

4- le Saye
C’est la course entre Safa et
Marwa, deux collines des
environnants de la kaaba. Il
fait suite au tawaf et sur­
vient après avoir bu l’eau de
zam-zam, le pèlerin se
dirige à Safa, où il com­
mence le saye qui comprend
sept foi; le trajet entre les
deux c n. les. Il faut comp­
ter ur -rajet de Safa à
Marwa et un 2e trajet de
Marwa à Safa et ainsi de
suite on terminera le Saye à
Marwa. Il est conseillé d’ac­
célérer le pas quand on
arrive entre les deux colon­
nes vertes. Au cours du
Saye, il faut également
invoquer et chanter les
louanges de Dieu en se rap­
pelant de la situation d’Ha­
gar, la femme d’Abraham et
son fils Ismaël.

religion de vérité

de Mina à la vallée du mont
ARAFAT le 9e jour de Zoul
hadj pour aller y demeurer
tout l’après midi jusqu’au
coucher du soleil. C’est le
plus grand moment du hadj
à propos duquel le prophète
(SAW) dit : « le pèleri­
nage c’est ARAFAT ».
Celui qui rate la station d’
ARAFAT à rater son pèleri­
nage. Un pèlerin qui man­
que toutes les étapes et qui
arrive à se rendre à ARA­
FAT, son pèlerinage est
valable. C’est pourquoi ce
jour les malades et les han­
dicapés y sont transportés.
ARAFAT est aussi un grand
moment du hadj en ce sens
que ce jour, toutes les invo­
cations des pèlerins sont
systématiquement exaucées.
Ainsi, il faudra mettre cela à
profit pour prier, invoquer
Dieu, faire toutes ses
doléances et ses projets à
Dieu, prier pour tous ses
proches et son pays. 11 fau­
dra cependant éviter d’être
distrait par certaines person­
nes qui organisent ce jour
des cérémonies à n’en pas
finir et en fin de compte le
pèlerin ne dispose pas de
temps pour ses invocations
personnelles.

Les actes sunna du hadj

si on les accomplit, on a
beaucoup de mérites. Du
reste, le prophète (SAW) a
dit accomplissez le hadj
comme vous m’avez vu
l’accomplir.
Les actes surérogatoires du
pèlerinage sont :

le séjour à Mina le 8e jour
de Zoul hidja. Cet acte mar­
que le début du grand pèleri­
nage ;
le passage à Mouzdalifa
après le déferlement du
mont ARAFAT où Ton
accomplira en djam’ou les
prières de Magrib et de Ichai
et Ton n’y quitte qu’après la
prière de Soubh.

Le retour à Mina le 10e jour

où on effectuera la lapida­
tion de Djammarat Aquaba
(la grande stèle de satan) le
matin, puis le sacrifice de la
tabaski obligatoire pour le
pèlerin et ensuite on se rase
la tête. Cela marque le début
de la désacralisation car tou­
tes les interdictions sont
levées à partir de ce moment
sauf les rapports sexuels qui
ne seront autorisés qu’après
le tawaf ifâda qu’on a la
possibilité d’accomplir le
10e jour ou bien on peut le
retarder au retour définitif
de la Mecque.

En plus des piliers du hadj,
il y a des actes surérogatoires qui entrent dans les rites le séjour de deux ou de trois
du pèlerinage. Ces actes ont jours de tachriq pour la lapi­
été accomplis par le pro­ dation des trois stèles de
phète (SAW) et il nous les a satan.
recommandé. Il faut noter
En somme, le hadj est un
cependant que quand on ne
ensemble de rituels mais qui
5- la station d’ARAFAT
les accompli pas, le hadj
a un contenu essentielle­
reste valable. En revanche,
ment spirituel qu’il faut
Elle consiste à se déporter

6

connaître avant de s’y ren­
dre. Tout comme le rama­
dan, il vise à purifier les
croyants et à accroître leur
piété. Celui qui en a l’op­
portunité, doit le préparer
conséquemment afin d’en
tirer un grand profit. La
meilleure provision pour le
hadj étant la piété, chaque
candidat doit dès mainte­
nant en plus de l’apprentis­
sage des rites, renforcer sa
spiritualité à travers l’obser­
vance des cinq prières quo­
tidiennes à la mosquée, la
multiplication des nawafils,
de l’itigfar, de la lecture du
coran, l’amélioration de son
comportement et le règle­
ment de ses différends avec
ses proches.

Ainsi on dégage son esprit
et on se met dans un élan qui
permettra de bien aborder le
hadj. Cependant, il arrive de
rencontrer des pèlerins à la
Mecque qui ne savent pas
prier, qui n’ont aucune éthi­
que musulmane et ne savent
pas qu’est ce qu’ils sont
venus cherchés à la Mecque.
C’est dire que les moyens
seuls ne garantissent pas la
réussite du hadj. Il faut se
préparer sinon ce sera du
gâchis. Même si tu gagnes
un billet gratuit et que tu n’y
es pas vraiment préparé, il
vaut mieux de le remettre
plus tard. Sous d’autres
cieux il faut passer avec suc­
cès un test sur les rites du
pèlerinage avant que ton
inscription ne soit acceptée.
A tous, nous souhaitons
un bon pèlerinage avec
moins de problèmes et de
difficultés.»

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

oom
HADJ 2008

L’édition de tous les espoirs
et de toutes les incertitudes
Par L’Evervier

STMB Tours est Lu seule agence habilitée à assurer le transport des pèlerins en Arabie Saoudite ;
telle en décidé le conseil des ministres du 15 octobre dernier. Ce qui n’est pas pour plaire aux autres
agences regroupées dans l’Organisation des agences de voyages pour le pèlerinage (OAVP). Des
alternatives doivent être trouvées afin que chacun puisse trouver son compte. Sur le terrain des pré­
paratifs, les ‘’choses” bougent et des innovations sont initiées par les agences au profit des pèlerins.
Mais au fait, cette nouvelle formule des agences ne risque-t-elle pas de compromettre une unité des
musulmans qui, sur le terrain n’est pas du tout réelle ? Ce dossier se propose de vous situer.
’histoire de l’organi­
sation du hadj au
pays des Hommes
intègres n’est pas du tout
réjouissante. Du Comité
National d’Organisation du
Pèlerinage à la Mecque
(CNOPM) au Comité Tech­
nique hadj sous la Fédéra­
tion des Associations Isla­
miques du Burkina (FAIB)
en passant par le Comité
National Islamique du Pèle­
rinage (CNIP), l’organisa­
tion du hadj a connu plu­
sieurs formes qui ont révélé
toutes des insuffisances sou­
Le ministre en charge des cultes,Clément P. Sawadogo
vent criardes. L’édition de
2007 organisée sous l’égide ministère de l’administra­ chargé des cultes, trente
de la FAIB a déçu plus d’un tion territoriale et de la (30) jours avant le départ
burkinabè. Face à cette Décentralisation à savoir des pèlerins à la Mecque, les
situation exécrable qui se STMB Tours, Zindi Voya­ documents suivants: - le
répète, le gouvernement ges et services, Labaïka contrat de transport avec la
lance une nouvelle formule, Voyage,
l’Agence
de compagnie de transport
celle des agences de voya­ voyage et de tourisme Song aérien qui doit être visé par
ges avec pour objectif de Taaba, Armel Voyage, la Direction Générale de
susciter la concurrence qui Lanko Tour et Faso Voyage l’Aviation Civile et de la
suppose le dynamisme, le et service se lancent dans la Météorologie; - les contrats
professionnalisme, bref la course en vue de décrocher d’hébergement des pèlerins
compétitivité pour une meil­ le sésame en respectant les à des sites les plus proches
leure organisation du hadj. conditions
mentionnées possible des lieux de culte à
Désormais l’organisation dans le cahier des charges. la Mecque et à Médine visés
est privatisée. Ainsi, sept Ces conditions sont entre par le* Consul Général du
(7) agences agréées par le autres, présenter au ministre Burkina Faso à Djeddah et

L

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

conformes à la règlementa­
tion saoudienne ;
- le
contrat avec l’Etablissement
prestataire de service pèleri­
nage à la Mecque ;
- le contrat avec le Syndicat
général de transport en Ara­
bie Saoudite et visé par le
Consul Général du Burkina
Faso
à
Djeddah
;
- le contrat avec le Bureau
des guides à Médine visé
par le Consul Général du
Burkina Faso à Djeddah..
Le 15 octobre dernier, le
gouvernement a mis fin au
suspens en retenant STMB
Tours comme seuie agence
habilitée à assurer le trans­
port des pèlerins burkinabè
parce qu’elle était selon le
gouvernement, la seule à
avoir résolu le problème de
transport à la date prévue.
Les six (6) autres agences
regroupées au sein du
Regroupement pour le Pèle­
rinage à la Mecque (RPM),
contestent la décision du
gouvernement car le minis­
tre a anticipé sur sa décision
puisque leur délai d’un mois
n’était pas expiré. Le minis­
tre a pris en compte la date

7

oom
d’expiration de STMB
Tours et l’a appliqué à tou­
tes les agences. En effet,
STMB Tours avait prévu
d’effectuer son premier vol
le 10 novembre alors que le
premier vol au niveau des
autres agences devrait se
situer après le 10 novembre
et c’est le 15 octobre dernier
que le conseil a statué sur
l’ensemble des dossiers.
Selon nos confrères de
l’Evcnemcnt du 25 octobre
dernier, ces agences du
RPM ont aussitôt adressé
une lettre au ministre pour
se plaindre et demander la
réception de leur dossier
qu’elles ont déposé le 17
octobre dernier.
Du coté de STMB Tours, on
clame haut et fort que le
gouvernement a pris une
décision
sage.
Selon
Yacouba Savadogo, mem­

bre de la commission d’or­
ganisation du hadj à STMB
Tours, « c’est une décision
sage que le gouvernement a
prise. STMB Tours était à la
date prévue, la seule agence
à avoir répondu aux exigen­
ces du cahier des charges.
C’est aussi une façon d’en­
courager l’excellence et le
professionnalisme ». M.
Barry Saidou, embouche la
même trompette : « C’est
un problème technique. Il y
avait des conditions qui ont
été posées avec un délai et il
se trouve que STMB Tours
était la seule agence à être à
jour et par conséquent, elle
s’est vue attribuer le trans­
port des pèlerins ». Le
ministre de l’administration
territoriale et de la décentra­
lisation, Clément P.SAWADOGO, au cours de l’émis­
sion actu hebdo du samedi
25 octobre dernier précise :

« Dans le cahier des char­ apprécier quoi que ce soit.
ges, c’est très clair, on Par conséquent, le président
devait nous déposer un de la Fédération des Asso­
contrat qui avait déjà reçu ciations Islamiques du Bur­
l’agrément de l’aviation kina m’a dit qu’il s'en tenait
civile. Donc c’est une ques­ à la décision du gouverne­
tion de procédure, c’est une ment ; et on ne peut même
question de dispositions pas avoir une autre position
réglementaires à respecter. parce que ce n ’est pas une
Nous tenons à êtreferme sur question de savoir si on est
ces dispensations réglemen­ d’accord avec x ou si on
taires. Ce qui fait que nous aime x ou y, non ! On n’est
avons une mauvaise renom­ pas sur ce terrain. On est
mée par rapport à l’organi­ sur un terrain où la question
sation du hadj en Arabie est de savoir qui est prêt à
Saoudite, c’est parce que assurer le transport des
nous nous prenons toujours pèlerins à la date qui est
à la dernière minute et indiquée dans les textes, et
après nous créons des pro­ celui qui est prêt, c’était
blèmes aux Saoudiens eux- STMB Tours. Si les autres
mêmes. Donc il faut faire étaient prêts, ils seraient
respecter ce dispositif. Si agrées. L’année prochaine,
nous ne pouvons pas le faire s’il y a quatre ou trois qui
respecter à la première sont prêts, ils seront agrées
année, ça veut dire qu’on va
le dévoyer et nous n’avons
plus de référentiel pour Il convient de préciser que

La sagesse du mois
Sagesse du mois

1

1
il
i
8
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I
{
\
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1

L
0
I

1

8

En marchant sur le trottoir, un étranger me bouscule en passant près de moi. « Oh excusez-moi s.v.p», lui dis-je. Il me répondit : « Je vous
demande pardon aussi, je ne vous avais pas-vu ! » Nous étions vraiment polis l’étranger et moi. Nous avions échangé de belles choses, et nous
nous
sommes
remis
sur
notre
chemin
et
dit
«
Au
revoir!
».
Mais à la maison...Une histoire différente s’est passée. Comment traitons-nous les amours dé notre vie.Jes jeunes et les plus âgés ?
Plus tard dans l’après-midi en préparant le souper, mon fils arrive derrière moi et resta figé là sans un mot. Quand je me suis
retourné... je l’ai fait tomber !! « Pousse-toi de là», lui dis-je avec colère. Il se retourna et s’en.alla le coeur brisé. Je n’avais pas réalisé la peine
que je venais de lui faire. Vers la fin de la soirée, je suis allée me coucher et Dieu d’une douce voix vient vers moi et me dit : «Pourquoi est-ce
si facile d’être rempli de gentillesse envers les étrangers et ne pas être capable de le faire pour les gens près de toi qui t’aiment et que tu aimes
? Lève-toi et va voir sur le plancher de la cuisine, tu vas trouver un joli bouquet de fleurs près de la porte d’entrée. Ce sont les fleurs que ton
fils t’avait apportées dans la journée, il les a cueillies lui-même pour toi : des fleurs roses, jaunes et bleues. Il était arrivé derrière toi sans bruit
pour ne pas dévoiler la surprise qu’il te faisait. Mais tu n’as jamais vu les larmes couler de ses yeux quand tu lui as dit de partir.»
Je me suis levée et suis allée voir près de la porte d’entrée et vis le joli bouquet de fleurs par terre. C’est à ce moment que j’ai commencé à
me sentir vraiment mal, alors mes yeux se remplirent de larmes... Sans faire de bruit, je suis allée près du lit de mon fils et lui dit :
«Réveille-toi trésor, réveille-toi ! » Est ce les fleurs que tu as cueillies pour moi aujourd’hui ? » Il sourit et me répondit
: « Je les ai trouvées près d’un arbre ». « Je les ai cueillies car je les trouvais belles comme toi, je savais que tu les aimerais,
spécialement les bleues. » Je lui dis : « Mon fils, je suis vraiment désolée de la façon dont j’ai agi avec toi aujourd’hui. J’aurais
jamais dû crier apres loi comme je l’ai fait ». Il me répondit : « Oh, Maman, c’est ok. Je t’aime quand même tu sais !» Je lui dis : « Mon fils,
je
t’aime «
aussi
et
j’adore
tes
fleurs
et
spécialement
les
bleues».
Savez-vous que si nous mourrons demain, la compagnie pour qui nous travaillons pourrait nous remplacer facilement dans
les jours qui suivent ? Mais la famille que nous laisserons derrière nous, ressentira le vide pour le reste de leur vie.
Et pensez-y ! On se pousse nous-même à passer plus de temps au travail qu’on peut en passer avec notre propre famille.
Alors vous devinez la morale de celle histoire...

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

loom
les autres agences ne sont
pas exclues de l’organisas
tion du hadj. Elles- ont tout
simplement perdue unegrosse part, sinon Vessentiel!
du "marché” c’est-à-dire le
transport des pèlerins.. Elles
peuvent selon la dernière
décision du ministre Clé­
ment P.Sawadogo, faire-par­
tir leurs pèlerins préalable­
ment inscrits sur des vols
des lignes régulières parce
que la compagnie Ethyopian
Airline a ouvert récemment,
selon le ministre, qui permet
de relier Ouagadougou à
Djeddah. 650 pèlerins de
l’OAVP devront embarquer
avec cette compagnie à par­
tir du 14 novembre. A la
date du 31 octobre, STMB
Tours a inscrit 1155 pèlerins
et son premier vol est prévu
le 10 novembre prochain.
L’édition de cette année
enregistre des innovations
initiées par les agences.
Ainsi, au niveau de l’Orga­

nisation des agences- dé- préalables am stade municiivoyages- pour le pèlerinage pall dé Ouagadougou sur
(OA'VP)' qui regroupe les- l’accomplissement, des rites,
quatre agences d'e voyages; ai la; connaissance- eti lfutilisasavoir Armelle- voyage, tion’dès installati'ons-moderFaso- services, Lanko Tours nea dans, les, logements en
et Ziridï voyages, il est dit Arabie- Saoudite sont orgar
que des encadreurs vont irisées, au profit dés, pèlerins..
accompagner les pèlerins, Des visites- médicales sont
pour leur permettre d’ac­ égalèment instituées et il! est
complir les rites du pèleri­ prévu une équipe; médicale
nage dans les conditions aux côtés des pèlerins; en
requises.. En matière d’e Arabie- Saoudite.. An niveau1
sécurité
des
pèlerins, dé la restauration,, tout est
l’OAVP propose b pré­ fin prêt selon les responsa­
sence des sapeurs-pompiers; bles. Cette- agence a aussi
et dé la police. Concernant confectionné te; pagnes;
l’alimentation et la santé, pour chaque pèlerin pour
des équipes chargées de la ainsi éviter que l'es pèlerins
restauration et de b santé ne s’égarent sur le terrain an
seront dépêchées en Arabie regard! dto nombre très élevé
Saoudite avec les; pèlerins des pèlerins du monde.
pour faire face à toutes ces.
questions. Tous les pèlerins On remarque qu’au, niveau
inscrits à l’OAVP subiront de l'hébergement, toutes les
une visite médicale avant le agences ont fait beaucoup
d’efforts par rapport aux
départ pour la Mecque.
éditions précédentes, à en
Au niveau de STMB Tours, croire les différents respon­
des séances de formation sables. “ Le site d’héberge­

ment est situé à: moins d’un
(h) km de la Kaaba” (lieu
OÙ! se déroulent les rites liés
au pèlerinage)” a souligné
le.- coordonnateur technique
de.
l’OAVP,
Louis
Yaméogo. Les responsables
dé- STMB Tours affirment
avoir signé un contrat avec
le groupe; AJkhasafi qui dis­
pose d:’un parc immobilier à
Médine- et à La. Mecque.
“Ce groupe a une expé­
rience- dès. pèlerins. Cela
nous a permis dl'avoir des
Logements à 700 m de la
mosquée à Médine-et à J 800
« dim Haram à La Mecque”,
a dit lé directeur général de
STMB Tours, Mahamadi
Ouédraogo.
Le coût du hadj! varie d’une
agence à une autre. Au
niveau de l’OAVP, il est de
1 995 000 francs Cfa. A
STMB Tours, il faut
débourser (2 090 000 F
CFA) par personne. ■

Faut-il craindre la formule des agences pour l’unité de la communauté ?
Les différentes agènees ont fait appel aux différentes associations islamiques pour s’occuper des questions
techniques liées à l’accomplissement du pèlerinage, notamment la formation des pèlerins. Chaque associa­
tion selon ses,intérêts, a choisi d’accompagner telle ou telle agence, ce qui n’est pas mauvais. Seulement, on
remarque qu’après la décision du gouvernement autorisant seule STMB Tours à assurer le transport des pèle­
rins, il y a des remous de part et d’autre. Ce que nous craignons est que cette situation ne crée davantage des
dissensions au sein de la communauté musulmane qui a déjà mal à son unité. L’OAVP travaille avec des
associations islamiques comme la communauté musulmane, la Tidjania, le conseil islamique du Burkina...
STMB Tours collabore avec les associations islamiques suivantes : la Communauté musulmane, le Mouve­
ment sunnite, la Tidjania, l’AEEMB, le CERFI, la Fondation Ibn Massoud et TAIBST. Nous devrons être
vigilants afin de ne pas trop nous bisser guider par les appétits matériels au risque de mettre en péril l’unité
de la Oumma. La privatisation du hadj, nous l’avons dit, sonne comme une défaite pour les musulmans de
ce pays. Après le retour des pèlerins, des rencontres entre les différentes associations et mouvements doivent
être organisées pour décider de la meilleure manière d’accompagner les agences.
Quant aux agences, elles doivent si elles veulent relever le défi mettre l’accent sur l’encadrement des pèle­
rins, le soutien effectif des personnes âgées et une bonne organisation de leur restauration. Cela passe obli­
gatoirement par un choix intelligent des encadreurs qui doivent réunir des critères de compétence, de dispo­
nibilité et de conscience de la responsabilité. En attendant, nous souhaitons bon hadj à tous les pèlerins !

La Pœuve n° 013 - Novembre 2008

9

lume du mois

” Télé réalité " : c'est loin d'être la réalité
de nos préoccupations
Par Aris

lles s'appellent "
verdict est devenu le résul­
Faso Académie ", "
tat des votes imposés par
C'est Moi la plus les téléspectateurs. Donc le
Belle ", " Case Sanga candidat
"...
qui mobilise le
Elles, ce sont les émissions plus de monde sort tou­
télévisuelles de divertisse­ jours gagnant, au mépris
ment qui seraient une sorte
des critères de compéten­
de tremplin, de révélation
ces du jury.
de talents cachés des artis­
De plus en plus, l'Etat au
tes peu connus. Des "
émissions de " télé réalité plus haut niveau est entré
dans le jeu, ou plutôt dans
". Ainsi, des vedettes de la
la danse. Chaque pays par
musique sont propulsés
la voix du ministère de
semble t-il par ce canal.
tutelle de la culture lance
Ces émissions qui ont pris
un appel aux concitoyens
une certaine ampleur en
Occident et qui imposent au nom du sens de patrio­

E

leur entrée sur nos petits
écran, ont la particularité
de tenir en haleine pendant
plusieurs semaines, voire
des mois durant, les télé­
spectateurs des chaînes qui
les proposent. Le moins
que l'on puisse dire, c'est
que, c'est un programme
qui fidélise l'audience des
chaînes même si la forme
reste à désirer. Rare sont
les issues de ces compéti­
tions qui ne connaissent
pas de contestations. L'on
a pu constater des siffle­
ments aussi bien lors des
qualifications aux finales
de Case Sanga que la
finale de Faso Académie à
Bobo Dioulasso. Les lau­
réats n'étant pas toujours
les meilleurs candidats

désignés par le jury. Le

10

tisme, pour sauver son
candidat, et l'honneur du
pays avec. Des artistes
sont mis à contributions
pour mobiliser le grand
nombre de SMS patrioti­
ques en faveur des candi­
dats de chaque pays. Et
apparemment ça marche,
puisque des candidats qui
logiquement devraient être
éliminés parviennent aux
étapes suivantes.
Voila ainsi décrit l'organi­

sation de cet autre genre
d'émission de divertisse­
ment qui s'ajoute à la déjà
longue liste d'émissions
sur nos télévisions, ayant
la même fonction. Avec
ces émissions dites de télé
réalité, les annonceurs se
frottent naturellement les

mains. Elles sont suivies et
illusionnent beaucoup de
téléspectateurs, surtout la
jeunesse qui est la plus
grande consommatrice des
produits de la mode. Une
des fonctions des médias
est effectivement le diver­
tissement, mais si nos
médias sont submergés de
ces émissions, le citoyen
n'aura plus droit qu'à une
grille
de
programme
d'amusement. Pourtant à
coté de l'éducation, l'infor­
mation, la formation, l'in­
tégration, la socialisation,
pour ne citer que celles-ci,
le divertissement est loin
d'être la principale fonc­
tion des médias.
En fait, ce qui nous inté­
resse dans ce écrit, ce n'est
pas tant la forme de l'orga­
nisation que l'opportunité
même du choix et l'am­
pleur des émissions de "
télé amusement ", alors
que nos pays ont besoin de
faire face à la réalité de la
vie quotidienne et aux
nombreux défis du déve­
loppement qui sont les

siens. Quand l'Etat lui
même s'en mêle, alors il y
a lieu de s'attarder un peu
sur la question. Est-il vrai­
ment utile de créer des "
réalités virtuelles " alors
que les vraies réalités, cel­

les qui sont concrètes, hors
télé, et visibles tous les
jours assaillent les popula­
tions ? " Cette forme de
télévision où des volontai­
res sont épiés 24 heures sur
24 par une batterie de
micros et de caméras est
un mensonge, affirment
quatre professeurs de
l'Université Laval, sans
s'être concertés. L'étiquette
"réalité" accolée à ces
séries est très discutable,
résument-ils; ce qui est
indiscutable, par contre,
c'est la puissance de
l'image qu'elles mettent si
bien en relief, et l'extraor­
dinaire attrait qu'exerce la
télévision sur les gens.
Sans parler de la solution
de facilité qu'elles consti­
tuent pour les producteurs,
et des barrières de l'inti­
mité qu'elles cherchent
constamment à reculer ".
Nous voudrions juste atti­
rer modestement l'atten­
tion des acteurs ou faiseurs
des réalités de la tété, que
les chantiers du dévelop­
pement sont encore énor­
mes et que nous avons
intérêt à nous mettre au
travail pour ne pas appor­
ter de l'eau au moulin de
ceux qui ont la conviction
que nous, africains, don­
nons beaucoup de priorité
au jeu. ■

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

F lash back
Retour sur la crise économique de 1929
======

=====

par Bachar SOW

'économie capitaliste noir » ou Black
tourne bien quand il Thursday; c’est le
y a du charbon dans krach boursier de
la chaudière, c'est-à-dire
Wall street qui
quand les ménages consom­ plongea l’écono­
ment et les entreprises pro­ mie américaine,
duisent, et que les ménages et par la suite
consomment encore et tou­ l’économie mon­
jours plus, etc. Et que ce diale, dans la
cycle ne s’arrête jamais.
tourmente. Mais
pour mieux com­
Aux Etats-Unis, les banques prendre revenons
ont décidé d’embarquer tout un peu en arrière.
le inonde, même les plus
fragiles, dans le train de la
Une crise de la surpro­
dépense : acheter des voitu­
duction et de la spécula­
res, des maisons, tout ce que
tion
vous voulez. Vous n’avez
pas l’argent ? Qu’à cela ne Les années 20, aux Etatstienne ! On va vous faire un Unis, furent surnommées les
crédit aux petits oignons, en « Années folles » ; la
tordant un peu le mode de croissance explosait et ne
calcul de votre capacité de semblait pas devoir subir de
remboursement. Voici de récession. Tout allait pour le
façon caricaturée comment mieux dans le meilleur des
la crise des subprimes a mondes. Malgré l’apparente
commencé aux Etats-Unis santé de l’économie améri­
pour devenir une crise mon­ caine, les bases de sa crois­
diale ! Ce n’est pas une pre­ sance étaient pourtant fai­
mière dans l’histoire. Nous bles. Ainsi, entre 1921 et
nous appuyons sur cette 1929, la production indus­
actualité brûlante pour faire trielle augmente de 50 %.
retour sur un événement de Un « boom » boursier sans
la même nature qui s’est précédent apparaît. Toute­
produit par la cupidité des fois, la hausse totale des
hommes il y a de cela 70 cours atteint plus de 381,17
ans. Si la crise économique %. Selon Jacques Brasseul,
de 1929 n’a pas exactement « le cours des titres aug­
les mêmes cause que celui mente aussi plus que les
des subprimes, leurs mani­ profits des entreprises, qui
festations et leurs consé­ eux-mêmes augmentent plus
quences demeurent les que la production, la pro­
ductivité, et enfin plus que
mêmes.
les salaires, bons derniers
C’est le 24 octobre 1929 que dans cette course. » Un élé­
la fameuse crise se déclen­ ment spéculatif se déve­
cha aux Etats-Unis ; on loppe, puis devient prépon­
appela ce jour le « jeudi dérant à partir de 1928. Pour

=—



L

La Preuve n° 013 - Novembre 2008 ’

l’économiste Irving Fisher,
« Les cours ont atteint ce
qui semble être un plateau
perpétuellement élevé ».
Alors que L’économie, elle,
montre des signes de fai­
blesse dès le début 1929 : la
production
automobile
chute de 622 000 véhicules
à 416' 000 entre mars et sep­
tembre. La production
industrielle, elle, recule de 7
% entre mai et octobre. Ce
ralentissement est en partie
dû à un phénomène d’as­
phyxie : les capitaux dispo­
nibles accourent à la bourse
plutôt que vers l’économie «
réelle ». Cette situation où
l’argent virtuelle ne reflète
plus le niveau de l’écono­
mie réelle allait inévitable­
ment aboutir à un krach
boursier

seurs peuvent ainsi acheter
des titres avec une couver­
ture de seulement 10 %. Le
taux d’emprunt dépend du
taux d’intérêt à court terme
; la pérennité de ce système
dépend donc de la diffé­
rence entre le taux d’appré­
ciation des actions et ce taux
d’emprunt. Un élément spé­
culatif se développe, puis
devient prépondérant à par­
tir de 1928.

Suite à la hausse des taux
d’intérêt en avril 1929, lors­
que survient la première
stagnation des cours, le rem­
boursement des intérêts
devient supérieur aux gains
boursiers et de nombreux
investisseurs sont alors
contraints de vendre leurs
titres pour couvrir leurs
emprunts (appels de marge),
Le mécanisme du crach
ce qui va pousser les coins à
la baisse et déclencher une
Le krach de 1929 est consé­ réaction en chaîne. C’est en
cutif à une bulle spéculative, septembre 1929 que les
dont la genèse remonte à cours atteignent leur plus
1927. La bulle est amplifiée haut niveau historique. La
par le nouveau système perte de confiance due à la
d’achat à crédit d’actions, crise boursière affecte la
qui depuis 1926 est permis à consommation et les inves­
Wall Street. Les investis­ tissements lors des mois sui-

11

F lash back
vanl le krach. Les investis­
seurs qui ont spéculé en
empruntant, ne peuvent plus
rembourser et causent des
pertes sèches, ce qui conduit
les banques à restreindre
leur crédit. Les grandes
entreprises
connaissent
alors des difficultés de tré­
sorerie croissantes. Les plus
faibles font faillite, ce qui
accroît la fragilité des ban­
ques. Les épargnants pani­
quent et se précipitent
auprès de leur banque pour
retirer leur argent. Sans
mécanismes de stabilisation,
les banques les plus faibles
sont dévastées par l’hémor­
ragie de fonds et doivent
faire faillite à leur tour : la
crise devient alors une crise
bancaire à partir de 1930.

Les crédits se tarissent, la
consommation, l’investisse­
ment et la production conti­
nuent de chuter, le chômage
explose (de 1,5 millions à
15 millions en 1933), et la

crise bancaire devient une
crise économique en 1931.
Les mesures protectionnis­
tes telles que la loi HawleySmoot de 1930 sur les droits
de douane; favorisent la pro­
pagation de la crise à toutes
les économies occidentales
à partir de 1931

Les conséquences sociales
de la crise
La crise se transforme en
dépression durable par les
effets massifs de perle de
confiance de la part des
épargnants, qui se précipi­
tent auprès des banques
pour retirer leurs dépôts
d’argent. Dès lors, la crise
n’est plus seulement bour­
sière, mais elle devient aussi
bancaire. De nombreux éta­
blissements font faillite, ce
qui provoque un resserre­
ment massif du crédit, qui à
son tour entraîne une chute
de la consommation, de l’in­
vestissement et de la pro­

duction. Nombre d’entrepri­
ses qui vivaient à crédit doi­
vent fermer, elles sont de
plus en plus touchées par la
faillite des banques et par le
fait que les consommateurs
réduisent leurs achats. De ce
fait, de nombreuses entre­
prises doivent encore bais­
ser leurs prix : allusion au
blé, mais c’est ainsi dans
toutes les entreprises. On
estime que 85 000 entrepri­
ses américaines ont fait fail­
lite durant ces années.
Ainsi, la crise économique
touche rapidement tous les
secteurs de l’économie amé­
ricaine, et à cela s’ajoute un
autre type de crise : les chu­
tes de production et les fail­
lites industrielles entraînent
une hausse fulgurante du
chômage (de 4 millions de
chômeurs en octobre 1929,
on dépasse les 13 millions
de chômeurs en 1933, soit
27 % de la population active
!). En l’absence de cotisa­

tions sociales, une grande
partie d’entre eux doivent
s’en remettre à la charité
publique. Le krach boursier
entraîne donc, parallèlement
à la crise économique, une
crise sociale violente.

Rapidement, cette crise
s’étend au monde entier.
Comment la crise a-t-elle
pu contaminer tout le globe
? Si face au défi de la crise,
les pays capitalistes ont
démontré de remarquables
facultés de survie et d’adap­
tation, avec l’intervention
des gouvernements directe­
ment dans l’économie afin
de corriger les dysfonction­
nements du capitalisme,
celle-ci demeure sublime
leçon pour l’homme par rap­
port à la spéculation. C’est
pourquoi d’aucuns n’hésitent
pas à dire que c’est une sanc­
tion morale. C’est qui fait la
légitimité du débat actuel sur
la conduite même du thème
capitaliste.»

BULLETIN D’ABONNEMENT
A retourner à la Preuve 01 BP 5733 Ouagadougou 01

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... . . .. ......................... .-.«............... ............................. ......... .....................................

Date :

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Signature

12

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

oint de vue

Le musulman et sa perception de la polygamie
Par Mohamed Tiendrébéogn (tmohamed73@homail.com)

A

la suite d'une discus­
sion que j'ai eue avec
un ami et frère en

l’égard de Ses créatures que

nous sommes. Il nous a rendu
licite aussi bien le célibat res­
islam, il m’est apparu néces
­
ponsable
que la monogamie
saire de rédiger la présente responsable ou encore la poly­
réflexion, que je dédie à tout
gamie responsable. Réjouis­
musulman, dans l’espoir que la sons-nous de cela et, sans s’en
polygamie cessera d’être un
prendre à autrui pour son choix,
sujet qui fâche dans la commu­ que chaque musulman choisisse
nauté islamique. En la publiant ce qui semble lui convenir. Une
dans vos colonnes, j’espère éga­
fois le choix fait, qu’il s’efforce
lement que le non musulman de s’assumer, de respecter les
pourra y trouver certaines prescriptions d’Allah en la
réponses à ses éventuelles inter­
matière et s’en remette à la
rogations. Ce que j’avance est miséricorde d’Allah. Je peux
avant tout une conviction et une préférer la monogamie pour
invite au respect mutuel entre moi-même sans que cela ne
musulmans de toute option gêne nullement l’islam. Par
matrimoniale.
contre, je ne peux pas condam­
ner la polygamie, car elle fait
Les musulmans doivent s’effor­ partie de l’islam. Allah nous
cer d’être et de rester unis. On ordonne (Coran - S3/V208) : «
ne doit surtout pas avoir d’un Ô les croyants ! Entrez en plein

côté les célibataires et les
monogames et de l’autre côté
les polygames. Allah nous com­
mande (Coran - S3/V102-103)
: * Ô les croyants ! Craignez
Dieu comme II doit être craint.
Et ne mourez qu’en pleine sou­
mission. Et cramponnez-vous
tous ensemble au “Habl”
(câble) de Dieu et tie soyez pas
divisés; et rappelez-vous le
bienfait de Dieu sur vous... ».
Gardons à l’esprit qu’un poly­
game peut, à tout moment, rede­
venir monogame ou célibataire.
De la même façon, un céliba­
taire ou un monogame peut se
surprendre un jour entrain de
devenir polygame, car nul
n’échappe à son destin.
En islam, l’obligation qui
incombe à tous, en matière
sexuelle, est le fait de s’abstenir
de la fornication et de l’adul­
tère. Allah nous a créé faible et,
dans Son infinie miséricorde à

dans l'Islam, et ne suivez point
les pas du diable, car il est cer­
tes pour vous un ennemi
déclaré. », et II nous interpelle
(Coran - S2/V85) : * ...
Croyez-vous donc en une partie
du Livre et rejetez-vous le reste
?... ». Je ne pense donc pas
qu’il puisse avoir au sein des
musulmans, des partisans de la
polygamie, des non-partisans et
des neutres.
Le musulman a le devoir de
faire la promotion du mariage
en général et de la polygamie
responsable en particulier, car
notre prophète (SAW) a fait du
mariage sa tradition. Evidem­
ment, comme le prophète
(SAW), il faut condamner avec
vigueur le polygame peu sou­
cieux de l’accomplissement de
ses obligations. En même
temps, le polygame qui s’ef­
force d’être conforme aux
enseignements islamiques, n’a

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

pas à être complexé. Qu’il soif
humble, à l’écoute des repro­
ches objectives qui lui sont
adressées, sache reconnaître ses
tords et cherche à s’améliorer
en permanence. Par ailleurs, il
est de notre devoir à tous de
faire des invocations en faveur
de nos polygames, afin qu’Al­
lah les fasse miséricorde et les
aide à tendre au mieux vers la
justice qui leur est demandé. Et
Allah est capable de toute
chose. De plus, je suis
convaincu que sans l’autorisa­
tion Divine de la polygamie,
bon nombre de musulmans et de
musulmanes auraient vite fait
de tourner le dos à l’islam.
Remercions donc Allah afin
qu’il en rajoute aux innombra­
bles bienfaits qu’il nous a déjà
accordés. Au sujet du devoir de
remerciement, Allah nous dit
(Coran - S2/V152) : < ...
Remerciez- Moi et ne soyez pas
ingrats envers Moi. » et (Coran
-S14/V7) :« Et (rappelle-toi)
lorsque votre Seigneur pro­
clama
“Si vous êtes recon­
naissants, très certainement
J’augmenterai [Mes bienfaits]
pour vous. Mais si vous êtes
ingrats, Mon châtiment sera
terrible ”. » .

Il n’y a pas de doute que la
polygamie est difficile car
l’équité à l’égard des épouses
est quasiment impossible à réa­
liser. Mais, de la même façon,
la monogamie est difficile à
réussir, car la justice exigée visà-vis d’une épouse (qu’elle ait
ou non une coépouse) est diffi­
cile à concrétiser. Un vieux
sage avait l’habitude de compa­
rer le conjoint à une veste épi­
neuse qui te protège sans man­
quer de te piquer par moment.

Etre équitable avec son unique
épouse, c’est entre autres
n’avoir d’yeux que pour son
corps et son sexe. C’est la trai­
ter avec gentillesse et patience
même lorsqu’elle est en tord.
C’est également ne jamais lui
refuser la prise en charge totale
à laquelle elle a droit, même
lorsqu’elle est plus riche ou
encore lorsqu’elle se rebelle.
Très peu d’hommes y arrivent
sans jamais faillir, mais ça ne
nous empêche pas de renoncer
massivement au célibat.
De plus, traiter avec équité les
fils et filles que nous avons eus

avec notre épouse n’est pas tou­
jours chose aisée à mettre en
œuvre. Il peut arriver que dans
le cœur du père ou dans celui de
la mère, pour une raison ou une
autre, il y ait une préférence
pour un des enfants en particu­
lier. En dépit de cette réalité, ça
ne nous traverse pas souvent

l’esprit de nous contenter de
mettre au monde un seul enfant.
On choisit plutôt d’en avoir plu­
sieurs et on s’efforce d’être
équitable entre eux.

A la lumière de ce qui précède,

je suggère que le musulman
résiste du mieux qu’il peut à la
fornication et à l’adultère, qu’il
opte librement pour le statut

matrimonial qui semble lui
convenir et qu’il fasse sincère­

ment l’effort d’être juste envers
les êtres qui l’entourent, à com­

mencer par ses géniteurs et ses
éventuels épouses et enfants.
Pour le reste, qu’il ne se laisse
pas perturber et qu’il espère en
Allah Le Sage et Le Miséricor­
dieux qui voit autant l’apparent
que le caché. ■

13

xtrait

L’éthique des affaires en islam
e devoir d’obéissance du
• chaque contractant lasse preuve
musulman envers Allah et Son
d’honnêteté, de franchise et de droi­
Messager (sallallâhou 'alaylii
ture envers l’autre. En ce qui
\va sallam) ne concerne pas seule
­
concerne
le vendeur, le devoir d’hon­
ment la dimension purement cultuelle
nêteté consiste (notamment) à ce
(ibâdât) de son existence : celui-ci
qu’il ne dissimule pas les defauts
est à considérer par le musulman
éventuels de sa marchandise, qu’il ne
dans tous les aspects de son exis­
mente pas à l’acheteur potentiel, que
tence. plus particulièrement dans les
ce soit sur la nature réelle de ce qu’il
échanges de biçns et de services
vend, sur l’état de son stock ou sur
(inou'amalâl) qu’il réalise à longueur
autre chose. En ce qui concerne
de journée...Le commerçant et le
l’acheteur, le devoir d’honnêteté
consommateur musulmans ne peu-’ impose (notamment) qu’il s’acquitte
vent ainsi, dans leur recherche du
comme convenu du prix de la mar­
profit, leur effort visant à augmenter
chandise, qu’il ne mente pas dans le
leur richesse et leur volonté de satis­
but d’obtenir un rabais, qu’il ne dissi­
faire leurs besoins ou leurs désirs
mule pas ses capacités réelles de
matériels, adopter des pratiques et
paiement dans le cas d’un achat à cré­
des moyens qui contreviennent aux
dit ou qu’il ne produise pas de faux
principes et règlements énoncés dans
documents pour abuser de la
confiance du vendeur...
leurs références premières (le
Qour'aane et la Sommait). Le Messager'd’Allah (sallallâhou ‘alayhi va
2. Le devoir d’équité et de justice
sallam) a clairement averti -que,
parmi les questions auxquelles cha­
Toute forme d’injustice et d’abus est
que serviteur aura à répondre en prio­
sévèrement condamnée en islam.
rité le Jour du Jugement, deux porte­
C’est en vertu du devoir de justice et
ront sur son argent : D’où l'a-t-il eu ?
d’équité que, dans les opérations de
Comment I a-t-il dépensé ?...Tout
financement, le risque doit nécessai­
musulman qui s’engage dans les
rement être partagé entre le détenteur
affaires (que ce soit en tant que ven­
de fonds (l’investisseur) et l’utilisa­
deur, acheteur ou investisseur) doit
teur de ces fonds (l'entrepreneur) :
nécessairement connaître et respecter
ainsi, en cas de résultat positif de
certains principes essentiels, dont les
l’activité, les bénéfices sont répartis
suivants;
(selon des proportions déterminées à
l'avance) èntre les deux contractants.
1. La nécessaire présence du
Et en cas de résultat négatif, la perte
consentement mutuel
financière est supportée par le déten­
teur de fonds, tandis que l’entrepre­
neur perd, lui, le fruit de ses efforts et
Le consentement des parties contrac­
le temps engagé dans son activité. Èn
tantes constitue le fondement même

L

de la validité des opérations commer­
ciales (sauf cas exceptionnels): la
propriété d’autrui étant, à l’image de
sa vie et de son honneur, sacrée pour
le musulman, il est bien évident qu’il
ne lui est pas permis de s’approprier
quoique ce soit appartenant à quicon- j
que sans l’accord de ce dernier. Il est
à noter que, pour qu’il y ait un
consentement réel de part et d’autre,
il est notamment néce&aire que :

• aucun des contractants ne profite
des éventuelles difficultés financières
de l’autre en le contraignant à accep­
ter une transaction que, au fond, il
réprouve (comme la vente d'un de ses
biens par exemple à un prix très fai­
ble pour répondre à un besoin urgent
de fonds).

14

d’autres mots, il ne peut être ques­
tion, dans le droit musulman, de faire
supporter tout le risque lié à l’opéra­
tion engagée à l’entrepreneur seule­
ment -comme c’est le cas dans les
crédits accordés par lés établisse­
ments financiers traditionnels.

3. Le devoir de bienveillance

Dans le domaine des transactions,
comme partout ailleurs, l’adoption
d’une attitude bienveillante constitue
une source importance de mérite et
de récompense pour le musulman.
C’est en vertu de ce devoir de bonté
qu’il est notamment recommande :

• au créancier de donner gracieuse­
ment un délai de remboursement sup­
plémentaire (ou. mieux encore, de
pardonner complètement) à son débi­
teur lorsque celui-ci se trouve dans la
gêne cl a des difficultés pour honorer
scs engagements.

4. Le devoir d'adosser les transac­
tions financières à un actif tangible

En islam, la monnaie n’est pas identi­
fiée comme un objet de commerce
(excepté dans certains cas particu­
liers) : en effet, celle-ci n’a aucune
utilité intrinsèque et ne constitue
qu’un moyen d’échange; chaque
unité d’argent étant en tout point
équivalente à une autre unité de la
même dénomination, il y a donc
aucune possibilité de réaliser un
bénéfice (légitime et justifié du point
de vue de la Shariah (législation
musulmane) par l’échange de ces der­
nières entre elles : tout surplus obtenu
suite à un tel échange constitue du
ribâ (intérêt) et est par conséquent
interdit pour le musulman. La réalisa­
tion d’un bénéfice est par contre jus­
tifiée dans le cas où quelque chose
ayant une utilité intrinsèque est ven­
due pour de l’argent (ou lorsque des
monnaies differentes sont échangées
l'une contre l'autre).
5. L’interdiction des transactions
portant sur des éléments prohibés
Avant de s’engager dans un contrat.
(commercial ou autre), le musulman
doit s’assurer que l’objet de celui-ci
est licite et ne s’oppose ainsi pas à ses
impératifs moraux et religieux. 11 lui
est ainsi interdit d’investir par exem­
ple dans :
• les activités liées aux jeux de hasard
et aux casinos,
• l’industrie cinématographique en
général et les activités liées à la por­
nographie en particulier,

• les sociétés de production d’ali­
ments ou de boissons illicites (porc,
alcool, viande non Italal,...)

6. L’interdiction du ribâ
• au vendeur d’accepter de revenir sur
la transaction conclue lorsque l’ache­
teur regrette celle-ci.

Le terme ribâ désigne, dans le Jiqh
(droit musulman), l’avantage qui est

perçu par l’un des contractants sans
contrepartie acceptable et légitime du
point de vue de la shariah. C’est le
cas notamment :
• du surplus concret perçu lors d’un
échange direct entre deux choses de
même nature qui se vendent au poids
ou à la mesure. Ce type de ribâ est
connu sous le nom de ribâ al fadlil.

• du surplus perçu lors de l’acquitte­
ment d’un dû (et dont le paiement a
été posé comme condition de façon
explicite ou implicite dans le contrat)
en raison du délai accordé pour le
règlement différé. Ce type d’intérêt,
appelé ribâ an nassî’ali, est le plus
répandu dans le monde de nos jours,
au sein notamment des crédits, des
prêts et des placements proposés par
les établissements bancaires et les
organismes de financement tradition­
nels...

7. L’interdiction du gharar

En toute chose, le musulman doit se
garder d’adopter une attitude ou de
faire quelque chose qui aurait pour
conséquence d’entraîner (inutilement
et de façon injustifiée) des tensions et
des conflits au sein de la société.
C’est justement pour cette raison que,
dans les affaires et le commerce, il ne
lui est pas permis de conclure un
bay’oul gharar, c’estrà-dire une
transaction qui renferme un flou non
négligeable au niveau d’un des biens
échangés et/ou qui présente en soi un
caractère hasardeux et incertain.
C’est le cas notamment :
• lorsque la vente porte sur une mar­
chandise qui n’est pas déterminée de
façon précise.
• lorsque la transaction est conclue
sans que le prix de la marchandise ne
soit fixé de façon claire.
• lorsque la transaction porte sur une
marchandise déterminée que le ven­
deur ne possède pas encore.

• lorsque le transfert de propriété est
conditionné à un évènement hasar­
deux. ■

IVn Allâhou A 'lam !
Source : Site :
www.darotilifta.com

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

ait divers

La souris de la discorde
Par Idriss

ela ferait bientôt deux
mois évoluant vers
trois que Moussa
n’adressait plus la parole
femme. Mais le pire dans ce
bras de fer, était que lui et
Bibata ne pouvaient en parler à
autrui. C’est que la cause de
cette histoire rocambolesque
était simple, simpliste à tel
point qu’elle frôlait le ridicule,
voire l’incroyable.

C

Au début Moussa a cru bon de
refuser la parole à sa calcinée
(dulcinée je voulais écrire),
tant que celle-ci n’obtempére­
rait pas. Une semaine passa.
Mais Bibata resta campée sur
sa position. Alors Moussa prit
la ferme décision de ne plus
franchir le seuil de la porte de
la chambre de sa femme et
interdit l’accès de sa chambre
personnelle à cette dernière.
Cela dura plusieurs jours :
situation toujours tendue.
Moussa soutenait qu’il n’avait
pas raison mais qu’il n’avait
pas tort non plus. Quant à sa
femme elle restait convaincue
autant de son innocence que de
son inculpabilité. Deux autres
semaines s’écoulèrent. La ten­

sion s’intensifia. Les sauces de
Bibata prenaient de plus en
plus une saveur trop épicée et
àlorsque
sa
ce n’était pas le cas de
nombreuses nourritures man­
quaient de condiments essen­
tiels. L’occasion fut donnée à
Moussa d’inscrire sur la liste
de ses totems tous les repas
désormais préparés par sa
femme. Il rentrait tard à la mai­
son ou ne rentrait pas. Noyait
ou presque ses soucis dans l’al­
cool qui de plus en se révélait
inefficaces pour de telles attri­
butions. A juste titre d’ailleurs
; avec tous les soucis
qu’avaient' les soucis de
Moussa, certains, les plus nom­
breux, avaient appris à nager
donc à survivre à tout alcool
malgré sa teneur en alcool.

Quelques jours s’égrenèrent.
Moussa devint rare et sa
femme rarissime dans le foyer
conjugal. En effet cette der­
nière avait aménagé chez ses
parents,
revendiquant
le
divorce. Les témoins du
mariage réunis, conclurent à
une recherche préalable de
conciliation. Ainsi ces derniers
convoquèrent le couple qui ne

pouvait exposer ces raisons
qu’eux-mêmes considéraient
comme honteuses devant des
barbes aussi blanches. Ils
furent donc conseillés de réin­
tégrer leur foyer et d’y recher­
cher les solutions à leur pré­
tendu problème; ce qu’ils
firent.

notre maison. C’est déjà assez.
Ne lui donnons pas le droit de
creuser un autre dans notre
couple.» At-takbir, j’ai envie
de crier. Chose qui est bien
dite. Mais il aurait fallu près de
trois mois. Une période qui a
couvé de l’orgueil, de
l’égoïsme et du mensonge.

Un jour, alors qu’ils regar­
daient la TV dans le salon, une
souris passa devant eux : la
même situation qui a été à
l’origine de leur mésentente.
C’est seulement à ce moment
que Moussa se rendit compte
que la souris venait bien de la
droite et non de la gauche
comme il l’avait soutenu il y
avait trois mois de cela. Malgré
cette évidence, son orgueil féo­
dal noua sa gorge si fort que
son torrent d’humilité ne put
s’y frayer un passage.

Pour toutes les femmes ou les
futures qui me liront, sachez
baisser le ton malgré votre
rang, grade, statut, titre ou
grade et donner raison (surtout

Bibata, Dieu merci, avança et
s’agenouilla devant son mari et
lui tint ce langage : «
Chcheeri ! A droite ou à gau­
che, cela m’importe peu. Mes
yeux, qui t’appartiennent,
n’ont vu que ce que les tiens
ont vu ; ce qui est sûr, il vient
d’un trou qu’il a creusé dans

quand c’est vous qui l’avez) à
votre mari pour préserver le
commun essentiel. Constituez
des couvertures qui étouffent,
éteignent tous les feux de vos
époux. A tous les hommes,
gardons à l’esprit que l’orgueil
ne fait jamais bon ménage avec

rien. Et n’oubliez jamais que «
le meilleur d’ente vous est
celui qui se comporte mieux
avec sa femme », a dit le pro­

phète de l’islam(SAW). Enfin
à l’égard de tous, retenez, et
soyez en convaincu, que le dia­
logue est le socle des foyers. A

bon entendeur, salam ! B

BISMILLAHIR-RAHMANIR-RAHIMI !

OPERATION_MOUTON_TABASKI
Bientôt, arrive Tabaski !

Assalamou Alaykoum !
Où trouver un Bon Mouton, à un prix Bien Abordable?
Le Frère BAKAYOGO Nouhoun et Amis vous offrent leur ser: vice pour la 4ème Fois consécutive.
Alors pour
éviter toute bousculade de dernier moment, vous pouvez faire vos
commandes en Avance entre le 30 Octobre et le 30 Novembre
: 2008 aux Contacts suivants :
- 70-27-15-01

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

- 70-79-40-04
- 71-26-03-01

Par ailleurs ils vous offrent la possibilité de payer vos Frais en
deux (2) mensualités :
Fin Octobre et Fin Novembre 2008.

15

Breves
Le SIAO 2008
n ouvert ses portes

C'est parti pour la onzième édi­
tion du Salon international de
l’artisanat de Ouagadougou
(SIAO). Elle s’est ouverte ce ven­
dredi 31 octobre et se poursuivra
jusqu’au 09 Novembre, sous le
thème “Artisanat africain et cir­
cuits de distribution”.

s’est appropriée le SIAO ». Heu­
reusement l’Afrique n’est pas le
seul continent représenté à cette
biennale. Tous les quatre autres
continents
ont
également
répondu présent. On note même
une participation de plus de 200
acheteurs professionnels venus
des autres continents. On
compte aussi environ 3000
exposants, un chiffre record en
comparaison avec les autres édi­
tions.

Et les femmes créèrent
Femina FM
L’univers médiatique s’élargit au
Burkina Faso, avec la naissance
d’une nouvelle station radiopho­
nique, Femina FM, qui émet sur

au Burkina Faso. Elle a un rayon
de couverture de 50 à 70 kilomè­
tres et diffusera ses émissions en
français et dans les langues natio­
nales les plus parlées au Burkina
Faso. Ayna Annick, la directrice
entend faire de Femina FM ne
radio de référence.

Affaire ONATEL : Le
gouvernement demande aux
travailleurs de reprendre le
travail
Depuis le 22 octobre 2008, un
conflit de travail oppose les
agents de l’Office national des
télécommunications (ONATEL)
à leur employeur. Ce conflit qui a
débuté par une grève de quarante
huit (48) heures lancée par le Syn­
dicat national des travailleurs des
télécommunications
(SYNATEL), se poursuit par un sit-in des
travailleurs sur le lieu de travail
qui accusent leurs dirigeants de
mauvaise gestion de l’entreprise.

Rendez-vous de la créativité afri­
caine,- le Salon international de
l’artisanat de Ouagadougou
(SIAO) va rythmer le quotidien
des Ouagalais et des centaines de
vendeurs et d’acheteurs venus de
loin pendant une dizaine de jours.
Le Brésil est l’invité d’honneur
de la manifestation. L’invitation
Le gouvernement, à travers le
de ce pays américain répond à un
la fréquence 102.8. Les initiatri­ ministère des Postes et des tech­
objectif d’ouverture de plus en
ces de la « radio des femmes » nologies de l’information et de la
plus grandissante du salon vers
ont présenté leur « maison » à la communication (MPTIC) et le
les autres continents. Ce choix,
presse le jeudi 30 octobre 2008.
selon le ministre burkinabè du
Elle a commencé à émettre dans
commerce, de la promotion de
cette même soirée.
l’entreprise et de l’artisanat,
Mamadou Sanou, « s’explique « La radio des femmes et de ceux
par le fait que le Brésil, pays qui les aiment », « la réalité au
émergent, et d’une très grande féminin », ce sont les deux slo­
vivacité culturelle, abrite la plus gans que Femina FM, compte uti­
grande diaspora noire dans le liser pour conquérir la gent fémi­
nine et faire de leur média, une
monde ».
radio à laquelle « les femmes ministère du Travail et de la Sécu­
Au Burkina, l’artisanat contribue pourraient s’identifier ». Les rité sociale (MTSS), a invité le
pour 30% au produit intérieur brut sœurs Salembéré, promotrices de SYNATEL, le 30 octobre 2008, à
(PIB) et est le second pourvoyeur la radio, entendent aider les fem­ une rencontre pour des échanges
d’emplois. Il occupe près d’un
mes à s’épanouir, grâce à une en vue d’une sortie de crise.
million de personnes à temps grille de programmes qui tient Notons que l’intervention du gou­
plein ou partiel. Ce qi fait dire au compte de leurs préoccupations. vernement dans ce conflit de tra­
premier ministre Tertius Zongo Les auditeurs pourront écouter vail est motivée par la rupture
que « l’artisanat est un atout des émissions qui traitent du quo­
totale du dialogue entre les tra­
tidien de la femme burkinabé, de vailleurs et la direction -générale
pour le Burkina et l’Afrique en ce
la santé maternelle et infantile,
21e siècle qui est un siècle de
de l’ONATEL qui ont exigé le
Des droits de la femme, etc.
compétition ».
départ préalable du directeur
général de l’ONATEL et de deux
Pour la présente édition, on note Ces émissions seront ouvertes
de ses collaborateurs. Au cours de
la présence d’au moins 26 pays aux associations et groupements
cette rencontre, le gouvernement
africains. Ce qui fait dire au com­ féminins, Femina FM vient
a demandé aux travailleurs de
missaire général du Salon, Jean- agrandir le cercle, de plus en plus
reprendre le travail pour rester
Claude Bouda que « l’Afrique grand, des radios commerciales
dans la légalité et de renouer les

16

négociations
employeur.

avec

leur

Présidentielles aux USA :
Les américains choisissent
OBAMA
Les Américains ont voté mardi 4
novembre pour choisir leur 44e
président à l’occasion d’une élec­
tion historique qui a amené à la

Maison Blanche le premier prési­
dent noir de l’histoire des EtatsUnis, le démocrate Barack
Obama, face au républicain John
MC Caïn. Le taux de participation
s’élève à plus de 60 pour cent, un
taux record selon les observa­
teurs.
Le nouveau président héritera
d’une situation économique
extrêmement difficile. Les Etats-.
Unis sont au bord de la récession
et traversent leur plus grave crise
financière depuis celle de 1929.
Le pays demeure engagé dans
deux guerres, en Irak et en Afgha­
nistan.

Barack Obama à 47 ans veut
incarner le changement. M.
Obama a promis de baisser les
impôts pour 95% des salariés
américains, d’engager une politi­
que de grands travaux d’infra­
structure et de garantir une cou­
verture santé pour tous. Sur le
plan international, M. Obama a
promis de retirer les soldats amé­
ricains d’Irak “de façon responsa­
ble” dans un délai de 16 mois et
de concentrer les efforts à la lutte
contre Al-Qaïda et les talibans.

John McCain a reconnu sa défaite
en aftimiant que le peuple américain
s’est exprimé. Avec OBAMA, les
relations afro-américaines risquent de
changer fondamentalement, ■

La Preuve n° 013 - Novembre 2008

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La Preuve