Un jour de grande ferveur

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Classe de ressource
Text
Titre
Un jour de grande ferveur
Créateur
Hamed Nabalma
Editeur
Le Pays
Date
7 septembre 2010
Résumé
Le jeûne musulman tire inexorablement vers sa fin. Mais les fidèles, eux, multiplient les prières et autres actes de bienfaisance dans l'intention d'en tirer largement profit de ce mois béni de l'Islam. A l'instar de leurs co-religionnaires du Burkina, les fidèles de Ramatoulaye mesurent la portée pieuse de ce mois sacré. Considéré comme le berceau de la religion musulmane au Burkina, Ramatoulaye rime avec foi, credo de tout rapprochement avec Mahomet. Nous y avons fait un tour le vendredi 20 août 2010.
Couverture spatiale
Ramatoulaye
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Contributeur
Frédérick Madore
contenu
Le jeûne musulman tire inexorablement vers sa fin. Mais les fidèles, eux, multiplient les prières et autres actes de bienfaisance dans l'intention d'en tirer largement profit de ce mois béni de l'Islam. A l'instar de leurs co-religionnaires du Burkina, les fidèles de Ramatoulaye mesurent la portée pieuse de ce mois sacré. Considéré comme le berceau de la religion musulmane au Burkina, Ramatoulaye rime avec foi, credo de tout rapprochement avec Mahomet. Nous y avons fait un tour le vendredi 20 août 2010.

A tous ceux qui ont opté pour la religion du prophète Mahomet, il leur est conseillé d'avoir une foi en obéissant aux recommandations et en observant les 5 grands piliers de l'Islam. Le premier pilier est sans conteste la professe de foi (la chachada) c'est-à-dire attester qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est son prophète. Il faut faire les 5 prières quotidiennes (la çalaat), payer l'impôt rituel (la zakat), effectuer le pèlerinage à la Mecque et observer le jeûne du Ramadan (la çaum). Le dernier pilier de la foi musulmane est observé actuellement par les fidèles à travers le monde. Ramatoulaye, une des villes saintes du Burkina, vit en ce moment une grande ferveur. Ce n'est pas encore le Maouloud, une autre fête religieuse qui fait courir les musulmans du Burkina et d'ailleurs vers Ramatoulaye.

Vendredi 20 août 2010 ; il est 12h et la grande mosquée est pleine à craquer.13h15, le grand imam, El hadj cheik Hamid Maïga, commence à prononcer la outba précédant la prière proprement dite. Selon lui, le carême musulman est une période de prières et de pénitence de 29 ou 30 jours. C'est une période pendant laquelle l'on s'abstient volontairement de manger, de boire, d'avoir des rapports sexuels par esprit de mortification. "Ces traitements pénibles qu'on inflige à son corps et à sa chair ont une double signification dans la vie musulmane", dira cheik Hamid Maiga. Du point de vue religieux, ces privations ont un rôle purificateur en ce sens qu'elles contribuent à la rémission des péchés, foi du grand imam de Ramatoulaye. A 13h30, c'est l'heure de la prière : 2 rakats et le rituel de vendredi est ainsi accompli. Puis, un fidèle, avant de passer le micro à l'imam porte à la connaissance des fidèles qu'il y a eu de nouveaux convertis. Ensuite, l'imam annonce notre présence pour un reportage. Il bénit longuement notre arrivée avant de louer avec de grandes marques de reconnaissance les 2 organes du groupe de presse les Editions "Le Pays" (le quotidien et la Radio Wend-Panga) qui, selon lui, sont des canaux utiles pour l'islam. "Nous voudrons surtout bénir le bienfaiteur, le propriétaire de ces 2 organes, qui après avoir fondé un journal, a pensé à la création d'une radio. Que Dieu vous bénisse et vous garde encore pendant longtemps afin que vous puissiez poursuivre vos à "uvres salvatrices !", a notamment dit l'imam. Après, de nombreux fidèles sont allés se recueillir sur la tombe de cheik Aboubacar Maiga II et celle de son fils cheik Sid Mohamed Maïga. Aboubacar Châieni Maïga II, l'actuel cheik, en déplacement au Maroc, était le grand absent à la prière.
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Le Pays