Promotion des droits des enfants talibés : un réseau voit le jour

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Classe de ressource
Text
Titre
Promotion des droits des enfants talibés : un réseau voit le jour
Créateur
Antoine Battiono
Editeur
Le Pays
Date
3 janvier 2012
Résumé
Une assemblée générale des Organisations de la société civile s'est tenue le jeudi 29 décembre 2011 à Ouagadougou dans le cadre d'une recherche de synergie et de concertation pour la promotion des droits des enfants talibés.
Couverture spatiale
Ouagadougou
Droits
In Copyright - Educational Use Permitted
Langue
Français
Contributeur
Frédérick Madore
contenu
Une assemblée générale des Organisations de la société civile s'est tenue le jeudi 29 décembre 2011 à Ouagadougou dans le cadre d'une recherche de synergie et de concertation pour la promotion des droits des enfants talibés.

Elle a été initiée par la Fondation pour le développement communautaire (FDC) et avait pour objet, la mise en place du Réseau des organisations de la société civile pour la promotion des droits des enfants talibés au Burkina (ROSCIDET/BF).

Les enfants talibés sont les apprenants du coran dans la religion musulmane. Des études révèlent que ces enfants finissent souvent dans la rue et « cela n'est pas à l'honneur de notre communauté », a indiqué le secrétaire général de la communauté musulmane, El Hadj Moussa Semdé, lors de l'assemblée générale constitutive du Réseau des organisations de la société civile pour la promotion des droits des enfants talibés au Burkina (ROSCIDET/BF), le 29 décembre dernier à Ouagadougou.

En prenant l'initiative de mettre en place ce réseau, le coordonnateur du projet Talibés à la FDC, Mahomet Ouédraogo, indique que depuis 2006, la Fondation a engagé une démarche qui tend à travailler à ce que les enfants talibés aient un statut qui répond aux droits de l'enfant. Il explique que les écoles coraniques connaissent des difficultés et les enfants qui y vivent n'ont pas accès à une éducation de base formelle ou non formelle. C'est un réseau qui se positionne comme une coalition nationale qui regroupe des associations qui oeuvrent pour la promotion des droits de l'enfant et la thématique talibés a été prise en compte parce qu'elle fait partie des préoccupations de la FDC, a souligné Mahomet Ouédraogo. C'est une structure qui va travailler pour le plaidoyer afin que le statut des enfants talibés change, qu'ils aient accès à une éducation de base formelle ou non formelle et que les écoles coraniques puissent mettre en application les conclusions du forum national qui portent sur la réforme de ces écoles.

La communauté musulmane adhère à ce projet, a fait savoir son secrétaire général, Moussa Semdé, parce que c'est une coalition qui va oeuvrer à améliorer les conditions de vie et d'apprentissage des enfants talibés. Le coordonnateur des programmes à la FDC, Gaston Sorgo, représentant la directrice exécutive de la Fondation, a rappelé qu'en posant les premiers jalons pour la reconnaissance des droits des enfants talibés depuis 2006, le groupe d'associations qui avaient eu cette initiative a mené de nombreuses activités. Il souhaite que le réseau soit une structure véritablement opérationnelle pour engager des changements dans la situation des enfants talibés.

Composition du bureau de coordination

Coordonnateur : Fondation pour le développement communautaire (FDC/BF) ;

Chargé de secrétariat et de la capitalisation : Association des jeunes pour le bien-être familial (AJBF) ;

Chargé de renforcement des capacités : Association cri de coeur pour les enfants déshérités (ACCED) ;

Chargé de plaidoyer : Association Kéoogo ;

Chargé de mobilisation des ressources : Association développement sans frontières (ADSF) ;

Chargé des affaires islamiques : Communauté musulmane du Burkina (CMBF) ;

Chargé de la gestion financière : Association nationale pour l'éducation et la réinsertion sociale des enfants à risque (ANESER).
Collections
Le Pays